JUILLET 2025 (Homelab)


Jean-Gabriel LOPEZ
Résidence du 27 juin au 08 juillet

Proposition de projet : Étude des interactions du soleil autour du Tétrodon

Ce projet vise à me.re en lumière les interactions entre le Tétrodon et les cycles solaires, en révélant à la fois des aspects invisibles du lieu et en proposant une interprétation poétique de son environnement. L’architecture du Tétrodon, que je perçois comme une sorte de « vaisseau spatial au bord d’un étang » en mission d’observation, se prête idéalement à ce.e approche, dans une quête d’échange entre l’humain, le bâti et le cosmos (l’espace).

À travers ce travail, je souhaite proposer un dialogue entre l’art, la science et le patrimoine architectural que représente le Tétrodon. Le projet s’inscrit dans une continuité, tout en explorant un territoire nouveau pour ma pratique artistique.

Cette résidence artistique au Tétrodon de Martigues m’offre l’occasion d’une nouvelle exploration photographique et scientifique du soleil. Le site du Tétrodon, avec son architecture iconique et son environnement littoral, offre une opportunité intéressante pour poursuivre et approfondir mes recherches artistiques sur la lumière, le temps et leur interaction avec le paysage.

Mon travail s’inscrit dans une démarche d’exploration à travers une série d’expérimentations photographiques au sténopé, centrées sur la capture de la trajectoire et de la présence du soleil. Ce projet, qui évolue depuis plusieurs années, mêle la photographie et la science.

Plusieurs types d’explorations sont abordées dans mes travaux précédents :

Les Solartypes : enregistrements de la trajectoire du soleil sur une période prolongée, révélant la courbe saisonnière de l’astre dans le ciel et le paysage.
Les Héliographies au sténopé : capta5on photographique en longue exposi5on de la lumière solaire dans des environnements naturels

Le projet consistera à explorer les liens entre le soleil, le Tétrodon et son paysage environnant à travers
plusieurs médiums photographiques :

  1. Solargraphie sur site : Installation de caméras sténopé sur et autour du Tétrodon pour
    enregistrer les trajectoires solaires sur une période définie.
  2. Photographies sténopé: Captures de la lumière solaire au bord de l’étang ou en dialogue direct
    avec l’architecture du Tétrodon, poursuivant ainsi ma série Héliographie.
    Période optimale et besoins techniques
    Ce projet nécessite une période de résidence coïncidant avec un maximum d’ensoleillement et d’intensité UV, idéalement entre avril et septembre. Cette période permettrait d’exploiter pleinement la lumière naturelle pour les longues expositions et les expérimentations photographiques.
  • Durée : à discuter installations et retrait des sténopé (solargraphies) tout en laissant place à
    des expérimentations ponctuelles (Héligraphies).
  • Besoins techniques : un espace de travail ainsi que la possibilité d’installer des caméras (boites
    pour solargraphies) sur le site (avec des autorisations si nécessaire).

A – Mise en place, héliographie.

©J.G Lopez 2025
©J.G. Lopez 2025
©J.G Lopez 2025

B – Mise en place, Solartypes

Les Solartypes seront montrés ici à l’issue d’un an d’exposition. Courant l’été 2026.

C – Work in progress, l’herbier

Travail de révélation dans la coque cuisine du Tétrodon

Restitution d’une photographie lors de l’exposition ‘Sous le soleil’ au Centre d’Art de Port-de-Bouc – Septembre 2025

©J.G Lopez 2025

Jean-Gabriel Lopez représenté par la Galerie SITDOWN Paris.
Né à Brioude en 1962. Vit et travaille à Paris.
Issu d’une formation scientifique, Jean-Gabriel Lopez a étudié les arts plastiques à l’Université Paris VIII
avant d’obtenir son diplôme de l’Institut National du Patrimoine.
Il a été pensionnaire à la Villa Médicis. (Rome).
Son intérêt pour la connexion entre les images et la science se manifeste à la fois dans son travail
artistique et dans son travail d’expert pour la préservation du patrimoine photographique public ou privé.
Il enseigne à l’Institut National du Patrimoine ainsi qu’à l’École Nationale Supérieure Louis Lumière. Ses
oeuvres sont présentes dans les collections publiques et privées.

Pour en savoir plus sur le travail de Jean-Gabriel Lopez : Site web de l’artiste


Adrien Heinz Brigitte Palaggi du marais à l'acier Esther Salmona Fabrice Frigout Fanny Taillandier homelab Jean Gabriel Lopez Martigues Mike Bullock Nicolas Mémain Olivier Domerg photographie Plastigo projet artistique promenades PCPI Sibylle Duboc Trek tétrodon variantes Yann Madé ZIF

JUIN 2025 (Homelab)


Adrien HEINZ
Résidence du 16 au 21 juin

Adrien HEINZ lors de son installation
autour du Tétrodon

Projection sur le Tétrodon ©Adrien HEINZ juin 2025 (vidéo C.Galatry)

En savoir plus sur l’artiste : Adrien HEINZ


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MAI 2025 (Cycle Du marais à l’acier…et après?)


Marianne VILLIERE
Résidence du 21 avril au 04 mai

Cette résidence repose sur une création participative auprès des habitant.e.s. de la ville de Martigues.
Je réfléchis à une pièce sonore qui pourrait être écoutée aux abords de l’étang. qui contiendrait l’imaginaire des martégaux.
j’aime prendre pour point de départ des rencontres sur place et rendre visibles ainsi des points de vue qui souvent nous échappent ! La résidence serait l’occasion d’ouvrir ponctuellement le tétrodon, en en faisant un studio d’enregistrement temporaire.
D’autre part, à l’issue de cette recherche-création, je souhaiterais proposer une forme de restitution en espace public, aux abords de l’étang sous la forme d’écoutes de montages sonores issus de cette collecte d’imaginaires.
Un partenariat avec la médiathèque de Martigues (aussi pour « des nuées ») pourrait être développé… et relayer les récits oraux collectés…

Une première phase consistera à adapter ma proposition au site et à la présence, et l’occupation des lieux au Tétrodon par les habitant.e.s.
Marianne Villiere 2024


Découvrir le travail de Marianne VILLIERE


Adrien Heinz Aurore Salomon Brigitte Palaggi bureau des guides Camille Goujon Christopher Alexander du marais à l'acier Emilie Allais Esther Salmona Fabrice Frigout Fanny Taillandier homelab Jean Gabriel Lopez Jeff Silva Marianne Villiere Martigues Mike Bullock Nicolas Memain Nicolas Mémain Nina Almberg Olivier Domerg Pauliina Salminen photographie Plastigo projet artistique promenades PCPI Sibylle Duboc Souad Mani stefan Heichhorn Trek tétrodon variantes Virginie Rochetti Yann Madé ZIF

Promenades PCPI 2025


Dimanche 19 octobre. Au départ de la gare, à la recherche d’un point de vue sur le Fort de Bouc, nous marchons vers un paysage tout en vertical. La tour de la Leque guide notre regard pour une traversée vers un ensemble pavillonnaire qui nous offre un panorama sur le golf de Fos…
« A la recherche de l’émotion éprouvée dans la découverte d’un paysage, comme une première fois. Sébastien apporte son regard d’artiste au cœur du partage en décrivant le paysage dans sa composition graphique, son urbanisme entre ombre et lumière.
Chaque participant est accompagné dans la pratique du dessin sur le vif par un mot, un conseil pour des interprétations personnelles des points de vue. Malgré une hésitation, une maladresse dans son tracé, le dessin n’est que justesse. » Sébastien MARIAT

Dessin C.Galatry

Projet PCPI 2025-2030

Pour une voie douce pérenne de Marseille au Rhône en passant par le GR2013 jusqu’à Pot-de-Bouc


©C.Galatry

Un Chemin de L’Ouest Berre à Port-Saint-Louis du Rhône puis Arles par la ViaRhôna

PCPI fort de ses explorations depuis 2009 et ensuite à partir de 2011 en relation avec le GR2013 souhaite porter ce projet de variante en créant des partenariats participatifs et notamment avec la commune de Fos-sur-Mer.

Cette hypothèse de variante s’appuie sur plusieurs éléments dont un aspect historique.
En effet PCPI fait le constat de l’importance qu’avait la route côtière avant l’arrivée de la ZIP entre Fos et Port St Louis.
Cette route partagée par de nombreux habitants permettait la jouissance du trait côtier et la relation à la nature ‘plus ou moins vierge’ des marais bordant ce golfe de Fos.
Cette route offrait la possibilité de rejoindre aisément la plage Napoléon. Avec la création des darses cette route disparue ne peux plus renaitre en l’état, mais Il nous semble (l’association PCPI) à partir de différents constats qu’un chemin autres que les flux routiers (le train ici n’est que marchand) doit pouvoir trouver sa place, afin que marcheurs mais aussi dans le cas d’une installation plus lourde usagers à vélo, puisse rejoindre d’une part Port St Louis et sa plage Napoléon, ou avoir la possibilité de rejoindre Arles par la ViaRhôna qui chemine à travers la Camargues via Mas Thibert.
Ce chemin ainsi créé deviendrait de fait Métropolitain depuis Marseille jusqu’à Arles via le GR2013 et la ViaRhôna.
Il offrirait une découverte de la nature camarguaise, avec cette complexité des paysages mêlant industries et marais. Une façon aussi pour le citoyen de se ré-approprier le Golfe de Fos et son histoire récente.

Si nous déplions la carte IGN 30440T nous pouvons voir les zones qui pourraient faire l’objet d’une validation de la part du GPMM, à savoir, sur un tracé avec une branche partant du GR2013 à hauteur d’une part de Rassuen au nord est de la carte, et d’autres part une autre branche partant celle- ci à hauteur de la Mérindole au sud est toujours depuis le GR2013 :
Ces points devront faire l’objet de repérages afin de validations : Zone du Coussoul gare. Carrefour de la Fossette. Chemin de Gonon.
Route des pipes du Tonkin Raccordement avec la zone du Relais.
Ces différents points correspondent à deux hypothèses envisagées qui sont toutes deux à explorer afin dans mesurer leurs difficultés relatives à offrir un chemin viable :

  • 1. Par la Fossette, passage sur le chemin de Gonon pour rejoindre la route des pipes du Tonkin, puis longer l’embouchure de la Darse I au canal d’Arles à Bouc.
  • 2. Après la Fossette suivre de façon régulière la zone de pipes comprise entre la route D268 et la ligne de chemin de fer jusqu’au relais (canal d’Arles à Bouc).
    Une dernière hypothèse est à explorer en profitant des voies de chemin de fer au niveau de la gare Fos Coussoul sous la N568 ce qui ouvrirait un cheminement à travers l’entrelacs des bretelles routières de la Feuillane afin de rejoindre la route des pipes. (Mais peu probable compte tenue des barrières). PCPI se donne pour mission de parcourir l’ensemble de ces trajectoires et à confirmer ou infirmer celles-ci durant les prochains mois à la toute fin de faire un choix dans la concertation des différents acteurs sur site.

Les hypothèses déjà exploré entre 2019 et 2021, en jonction avec le GR2013 et la gare de Fos-sur-Mer :

AVRIL 2025 (Cycle Du marais à l’acier…et après?)


Brigitte PALAGGI et Olivier DOMERG
Résidence du 29 mars au 13 avril

Premiers éléments de résidence pour l’auteur et sa compagne photographe que nous livrons ici en préambule à leurs extraits de séjour au Tétrodon qui paraîtront bientôt…

Introduction à l’étang : textes extraits de Onze tableaux sauvés du zoo (éd : l’Atelier de l’Agneau)

Le Jaï
Le Jaï
Tétrodon – hublot
La Mède Rocher des 3 frères

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Programme balades PCPI 2025

Programme 2025

La Crau février 2024 ©C.Galatry

Inscriptions ouvertes  (contribution de 10€ la promenade, sauf  si vous avez souscris à la cotisation annuelle donnant droit à l’ensemble des promenades). Programme complet à venir.



Balade dessinée à Port-de-Bouc
Un atelier dessin participatif
Avec Sébastien MARIAT, artiste (Marseille)
Inscription ci-dessous
Participation 15€ – 10€ – 5€

Au bout de la terre

Rassuen / la Fossette / Rassuen
Avec la participation de la LPO (à confirmer)
et Xavier Moiroux, économiste,
sur les projets de la quatre voies Salon / Fos

Migrations et containers

Saint Martin de Crau, une boucle en bord de canaux
Là ou pourrait passer la ligne Haute tension pour alimenter la décarbonation des entreprises de Fos-sur-Mer

Zone à Haute tension


Les mas de la Crau humide
Avec Marc Del CORSO, géographe

De mas en mas



Discontinuité de bords d’étang
Vitrolles

Gare de Vitrolles à gare de Rognac
Avec Xavier MOIROUX, économiste à l’AGAM
Dimanche 21 Mai

Près de 30 ans après les premiers projets de sentiers longeant les bords de l’Étang de Berre, il est toujours impossible sur plusieurs des communes le bordant, de circuler à pieds ou en vélo dans une continuité de passage. C’est afin d’éprouver cette difficulté et d’en souligner la déficience que nous vous proposons de partager en groupe ce parcours dans un moment estival.
9,7 km.




Résidences au Tétrodon saison 2025 :

Détails les rendez-vous résidences du Tétrodon.

Vous pouvez retrouver les précédentes résidences durant une année entre
2021 et 2024 sur notre site web : passage-infranchi.org


JANVIER 2025 (Invitation du Bureau des guides)

Fanny TAILLANDIER
écrivaine, romancière (Paris)


Depuis 2023 Le Bureau des guides du GR2013, le GIPREB, les universités de Montpellier et de Nîmes ainsi que l’IECP se sont associés pour mener une recherche action autour de la place du plastique dans l’étang de Berre.

Avec une recherche scientifique sur les microplastiques dans l’eau et les plages incluant un protocole de sciences participatives, une recherche sociologique et des recherches artistiques, la Laboratoire Plastique de Pamparigouste prolonge une expérience originale menée depuis 2019 autour de l’émergence d’un récit collectif de la résilience de l’étang.

En savoir plus sur le projet :

Pour la dernière année du programme, le Laboratoire Plastique accueillera en résidence l’écrivaine Fanny Taillandier. 

Autrice de romans basés sur des enquêtes territoriales (notamment DELTA, qui explore le delta du Rhône entre Camargue et zone industrialo-portuaire), elle sera invitée à plonger dans les récits de l’étang de Berre collectés au fil des divers voyages de Pamparigouste.

Résidence portée par le Bureau des guides dans le cadre du Laboratoire Plastique de Pamparigouste, en partenariat avec la Marelle et l’association PCPI.

Le laboratoire plastique est une recherche-action co-portée avec également le GIPREB, le laboratoire de Chrome de l’Université de Nîmes, L’institut écocitoyen pour la connaissance des pollutions, l’INRAE Montpellier, en partenariat avec les communes, les associations et les bases nautiques riveraines.


Adrien Heinz Aurore Salomon Brigitte Palaggi bureau des guides Camille Goujon Christopher Alexander du marais à l'acier Emilie Allais Esther Salmona Fabrice Frigout Fanny Taillandier homelab Jean Gabriel Lopez Jeff Silva Marianne Villiere Martigues Mike Bullock Nicolas Memain Nicolas Mémain Nina Almberg Olivier Domerg Pauliina Salminen photographie Plastigo projet artistique promenades PCPI Sibylle Duboc Souad Mani stefan Heichhorn Trek tétrodon variantes Virginie Rochetti Yann Madé ZIF

Octobre 2023 et 2024 (Cycle Homelab)


Esther SALMONA

Résidence 19 au 27 octobre 2024

Quant à la lumière,

Le fait de revenir à la même période un an après, d’avoir une familiarité avec le lieu, a permis de reprendre les recherches et de les approfondir, de les affiner. Toutes les pratiques avancent de concert, se font échos, travaillent ensemble. Quelque chose se dessine toujours en lien avec ce qu’est la lumière et comment le Tétrodon, boîte aux ouvertures multiples, provoque et augmente le paysage duquel il fait partie, révélant sa nature d’objet qui articule plusieurs champs, en plus d’être une structure architecturale remarquable. »

Durant ces huit jours  il a été suivi plusieurs fils.
1 ) Avancée de la transformation du Tétrodon en camera obscura (qui avait commencé avec Viser en octobre 2023) : multiplication des orifices, jeu entre les orifices de la structure même et ceux ouverts dans les surfaces occultantes.
2) Images et vidéos des projections créées par ces orifices, soit sur surface mobile, soit sur les parois du Tétrodon même.
3) Continuation de la série « bouteille et lego » sur la terrasse en bois le matin sous forme de triptyques quotidien (Polaroïds).
4) Exploration des images prises à travers des filtres en verre (iphone et Polaroïds).
5) Travail de prise de vues en pola noir et blanc d’éléments agencés avec la structure du Tétrodon en extérieur.
5) Écriture d’un texte sur machine à écrire, en lien avec les phénomènes perçus tout le long de la semaine.
6) Travail sur le son avec la transmission en direct par streaming, de manière aléatoire dans la semaine (sons extérieurs et intérieurs au Tétrodon), avec un moment de performance / lecture le dimanche 27 durant une heure. 

2) structure et images et images et vidéos des projections créées par ces orifices, soit sur surface mobile, soit sur les parois du Tétrodon même.

_à l’arrière

©Esther Salmona 2024

_ en face

_grande vitre

©Esther Salmona 2024

3) Continuation de la série « bouteille et lego » sur la terrasse en bois le matin sous forme de triptyques quotidien (Polaroïds).

4) Exploration des images prises à travers des filtres en verre (iphone et Polaroïds).

5) Écriture d’un texte sur machine à écrire, en lien avec les phénomènes perçus tout le long de la semaine.

©Esther Salmona 2024


Résidence 11 au 25 octobre 2023

VISER
Le Tétrodon, module à destination de logement ouvrier se déplace, se transforme, fait peau neuve. Entre prototype et lieu d’expérimentation, la bascule s’opère.
VISER propose de faire du Tétrodon un appareil à vues, une machine optique, une lunette de visée, une camera obscura, un sténopé échelle 1/1.
À partir du module, de son espace intérieur, comment projeter le regard vers l’extérieur et inviter le paysage à l’intérieur. Qu’est-ce qui se joue à l’endroit même des ouvertures, avec le jeu et de déplacement des ombres et lumières, les projections, les reflets…
Une tension de surface, une membrane fait filtre, tamis, entre l’espace intérieur et l’espace extérieur : le paysage rentre, le regard sort. Autant de cadrages à inventer dans le mouvement du corps. Chaque espace, et partant chaque moment, chaque durée, peut devenir poste d’observation, de guet, d’affût, de lenteur.
Être dedans et regarder le dehors à partir de l’espace intérieur du Tétrodon. Viser.
Aussi, faire du module Tétrodon un point central, un axe, un moyeu, un pivot autour et à partir duquel circuler, explorer, tirer des lignes, parcourir les chemins possible, l’avoir toujours à vue, pour en faire apparaître le bassin versant. Le Tétrodon, un thalweg ?
Ces deux mouvement, en apparence opposés et symétriques, risquent, en faisant du Tétrodon leur cheville ouvrière, de renverser le paysage.

Atelier : repérage du BV (bassin versant). Milieu du temps de résidence.
Restitution : traverser le Tétrodon. Dernier jour de résidence.
Traces : un carnet des fenêtres. Une semaine après la résidence.

Installation dans le Tétrodon de l’artiste (©Esther Salmona)

Esther SALMONA est poétrice. Elle écrit sur ce que fait la perception au langage et à l’écriture. En avançant à partir du visage, de la voix, du corps, du paysage, des images, de leurs écarts, leurs silences ; à partir d’un je qui n’en est pas un, se déplaçant sans cesse : ajustements, focales, flous, précision, plans successifs, traversées par la bande. Parmi ses outils, filtres, leviers : la transduction, l’évidance1, la spectroralité2. Ses activités, ateliers, pratiques sonores et d’image, publications en revue papier et numériques 3, dans des ouvrages collectifs et de livres (Quads, les éditions précipitées 2012, Amenées, Éric Pesty éditeur, 2017) témoignent de cette recherche.
Elle enseigne à l’École Nationale Supérieure de Paysage de Versailles depuis 2007 et organise des ateliers d’écriture en déplacement, dans des cadres et avec des publics hétérogènes.

1 https://remue.net/Esther-Salmona-evidance
2 https://spectroralites.blogspot.com
3 RoTor, KaZak, Revue Laura, D’ici là, Les cahiers de Benjy, Fond Commun, CCP, 17 secondes, fig., SILLO, Ce qui secret, PLI, l’Air Nu, Teste, Muscle, Chimères, C.O.I., Nioques…

Projet en cours :
PZ, station mobile d’écriture d’écoute, avec Acoustic Commons et
Locus Sonus.

Des mots et des sons, émission de juin 2021 sur Fréquence Mistral.
Article de Céline Minard sur Amenées dans Le Monde des Livres,
novembre 2017.

Fiche Esther Salmona, sur le site du cipM.

Le blog d’Esther Salmona à l’issue de sa résidence :
Quant à la lumière,


Adrien Heinz Aurore Salomon Brigitte Palaggi bureau des guides Camille Goujon Christopher Alexander du marais à l'acier Emilie Allais Esther Salmona Fabrice Frigout Fanny Taillandier homelab Jean Gabriel Lopez Jeff Silva Marianne Villiere Martigues Mike Bullock Nicolas Memain Nicolas Mémain Nina Almberg Olivier Domerg Pauliina Salminen photographie Plastigo projet artistique promenades PCPI Sibylle Duboc Souad Mani stefan Heichhorn Trek tétrodon variantes Virginie Rochetti Yann Madé ZIF

OCTOBRE 2024 (Cycle Du marais à l’acier…et après?)


Brigitte PALAGGI et Olivier DOMERG

Tétrodon 16 10 24

Résidence du 6 au 18 octobre
Travail préparatoire : octobre 2024 / Résidence de création : avril 2025

Tétrodon

BRIGITTE PALAGGI, photographe
Depuis une vingtaine d’années, mon travail s’est recentré sur une approche photographique du et des paysage(s), quelles que soient leur définition ou leur nature ; et notamment ceux d’Italie, des Alpes, des Ardennes, du Cantal ou du plateau de Millevaches, pour ne citer que quelques chantiers récents ; avec une prédilection pour les paysages naturels, sans pour autant négliger ceux urbains, semi-urbains ou intermédiaires, et, par exemple, les paysages vivaces et contrastés de ma région d’adoption.
En effet, résidant dans les Bouches-du-Rhône, j’ai investi, par exemple, depuis mon arrivée ici dans les années quatre-vingts, ceux de Marseille, Martigues, Arles, Port-Saint-Louis-du-Rhône, Fos-sur-Mer, Port-de-Bouc, et, bien sûr, le chenal de Caronte, l’étang de Berre et La Crau ; les arpentant et les parcourant plus souvent qu’à mon tour. J’y observe, d’année en année, la façon dont achoppent ou voisinent, situation géographique et pans de nature résiduelle, avec l’emprise impérieuse des activités industrielles et humaines.
Cette confrontation produit parfois de l’inouï, de troublants hiatus et des paradoxes de toute beauté, qu’il faut savoir saisir, jusque dans leur essence lacunaire et souvent éphémère. Sans doute, est-ce encore plus flagrant en ce qui concerne ces territoires qui portent depuis longtemps, en eux, les traces et stigmates de plusieurs industrialisations et mutations successives, venant frotter sur une garrigue, un arrière-plan collinaire, un damier de salins ou sur la respiration spatiale indéniable d’un chenal, d’un étang comme celui de Berre ou d’une façade maritime.
Cette confrontation influe, de facto, et à la longue, sur notre imaginaire et sur notre façon de voir et de photographier ; participant dès lors de notre manière de ressentir, de prendre part et d’expérimenter.

Martigues


OLIVIER DOMERG, écrivain &, poésagiste
BERRE AUX PETITS PIEDS
(poursuite & approfondissements)
Rien ne s’écrit sans préalable. Il faut être sur place, passer du temps, se fondre dans l’espace, aller et venir, prendre des notes, enquêter, accepter de ne rien comprendre parfois, aller et venir souvent, accepter aussi de ne rien savoir, d’être vierge de tout savoir quant aux lieux et aux choses, de s’en remettre totalement à cette ignorance qui est le point de départ le plus sûr, pour voir les choses comme pour la première fois, comme une succession de premières fois, et porter sur elles un oeil neuf.
Rien ne s’écrit sans désaxements, sans égarements et sans surprises ; mais aussi, sans observations renouvelées, sans saisies scrupuleuses, sans longues immersions et lentes contemplations. Pas d’autre méthode qu’arpenter un lieu, un territoire ou les pourtours d’un étang, en tout sens, qu’engranger des sensations et des situations, que creuser la question tant et tant, que prendre date.
Pas d’autre méthode qu’écrire les choses à leur contact, face à elles ou devant elles, ou encore, en leur sein. Pas d’autre solution qu’être dans un lieu pour écrire (sur) ce lieu ; qu’être dans le paysage pour écrire le paysage ; c’est-à-dire, qu’être traversé par eux, nourri et agi par eux. Cette résidence de création au Tétrodon me permettra d’approfondir un travail d’écriture sur un sujet très sensible, l’étang de Berre, pour lequel j’ai déjà écrit un premier texte (Berre aux petits pieds) ; sorte de premier chapitre d’un livre à venir, dont, profitant au mieux de la situation du Tétrodon, au bord de l’étang, et du temps et des moyens que nous octroie toute résidence, je pourrais en poursuivre l’écriture


Adrien Heinz Aurore Salomon Brigitte Palaggi bureau des guides Camille Goujon Christopher Alexander du marais à l'acier Emilie Allais Esther Salmona Fabrice Frigout Fanny Taillandier homelab Jean Gabriel Lopez Jeff Silva Marianne Villiere Martigues Mike Bullock Nicolas Memain Nicolas Mémain Nina Almberg Olivier Domerg Pauliina Salminen photographie Plastigo projet artistique promenades PCPI Sibylle Duboc Souad Mani stefan Heichhorn Trek tétrodon variantes Virginie Rochetti Yann Madé ZIF