Octobre 2022 (Cycle Homelab)


En partenariat avec La Marelle

Nina ALMBERG

Le bateau de la liberté

Nina Almberg est autrice et réalisatrice de documentaires pour la radio, en particulier pour Arte Radio, la RTS et France Culture. Elle a également écrit une série de fictions pour Arte Radio, Per comme personne (2019)
ainsi que deux récits publiés aux éditions Hors d’atteinte : La Dernière Amazone (2021) et Pour Suzanne (2023). En avril 2023 paraîtra une bande dessinée retraçant la vie de Mario Marret, en attendant, dans les prochaines années, un livre sur ce fameux bateau de la liberté. Elle anime également des ateliers d’initiation au son et à la radio auprès de publics jeunes.

Par ce projet d’écriture, Nina Almberg retrace un épisode de l’histoire de Mario Marret. Militant anarchiste, résistant, explorateur, engagé dans tous les combats de son époque, qui décide de construire, chez lui, à Rustrel, le bateau de la liberté. Ce bateau infirmerie était censé partir en Guinée-Bissau, dont les habitants luttent pour l’indépendance de leur pays. Or, une fois la construction du bateau terminée, nous sommes en 1972, l’indépendance est sur le point d’être gagnée, et Mario ne sait même pas si le bateau pourra flotter.

Intervention publique de Nina Almberg lors de son invitation à la Médiathèque Louis Aragon de Martigues.

Écouter ici (larges extraits) ▶︎▶︎


Édition La Marelle N°113 / La première chose que je peux vous dire…



Adrien Heinz Aurore Salomon Brigitte Palaggi Bulat Sharipov bureau des guides Camille Goujon Chloé Mazzani Christopher Alexander du marais à l'acier Emilie Allais Esther Salmona Fabrice Frigout Fanny Taillandier Grégoire Édouard homelab Jean Gabriel Lopez Jeff Silva Marianne Villiere Martigues Mike Bullock Nicolas Memain Nicolas Mémain Nina Almberg Olivier Domerg Pauliina Salminen photographie Plastigo projet artistique promenades PCPI Sibylle Duboc Souad Mani stefan Heichhorn Trek tétrodon variantes Virginie Rochetti Yann Aubry Yann Madé ZIF

SEPTEMBRE 2022 (Cycle Homelab)


Aurore SALOMON

Carnet d’impressions

Aurore SALOMON est notre première artiste à venir inscrire un début de corpus sur la vie au quotidien dans cet objet mobile et modulaire. Elle a choisi de remplir un carnet fait de différents dessins et aquarelles posant des moments de sa vie à bord et d’instants saisis en compagnie d’invités.
L’artiste saisi aussi les lumières du matin sur la ligne d’horizon de l’Étang de Berre en quelques aquarelles.

« La lumière fait l’image, dans le sens de la reproductibilité qu’autorise la lithographie ; images du barrage, des ciels, des façades. Elle est d’autant plus vibrante que la technique lithographique engendre, par les défauts de calages, des effets optiques puissant. Ceux-là mêmes qui furent exploités par les impressionnistes, les pointillistes et les alchimistes de la photographie holographique comme Man Ray ou Raymond Hains. Brouiller l’image pour mieux la voir. »
[…]

La nuit, Aurore continue ses parcours et ses saisies. La lumière est autre, plus dense, épaisse dans les noirs, fébrile dans les ombres. Saisir la nuit, peut-être les ténèbres, évoque les travaux d’Odilon Redon. Ici, le symbolisme ne se figure pas dans la représentation humaine ou animale, mais dessine un possible récit onirique. Aurore évoque une présence dans la simple et si prégnante possibilité, que le spectateur a de construire un récit porté, entres autres, par les rendus graphiques. »

Christian Garcelon, 2020
Christian Garcelon est historien de l’art, commissaire. Il enseigne à l’université et dans les écoles supérieures d’art.

Dessin ©Aurore Salomon
Dessin ©Aurore Salomon
Dessin ©Aurore Salomon
©Aurore Salomon 2022


Adrien Heinz Aurore Salomon Brigitte Palaggi Bulat Sharipov bureau des guides Camille Goujon Chloé Mazzani Christopher Alexander du marais à l'acier Emilie Allais Esther Salmona Fabrice Frigout Fanny Taillandier Grégoire Édouard homelab Jean Gabriel Lopez Jeff Silva Marianne Villiere Martigues Mike Bullock Nicolas Memain Nicolas Mémain Nina Almberg Olivier Domerg Pauliina Salminen photographie Plastigo projet artistique promenades PCPI Sibylle Duboc Souad Mani stefan Heichhorn Trek tétrodon variantes Virginie Rochetti Yann Aubry Yann Madé ZIF

Promenades PCPI 2022

Programme de promenades et trek


Gare de Croix-Sainte – Le Tétrodon – Martigues

Dimanche 3 avril

Pipelines et territoires.
Nous partons de la gare de Croix-sainte à Martigues. Cette balade nous emmène dans sa première partie du Chenal de Caronte et la friche Verminck*. Nous démarrons notre sujet en remontant le vallon du ‘Pauvre homme’ sur ce chemin des pipe-lines issue du complexe pétro-chimique de Lavéra. Qu’est ce qu’un pipe-line ? Que transporte-il et comment peux-on l’identifier ?  …Questions d’une actualité ‘brûlante’ avec pour en parler Philippe AUTRIC, économiste et artiste (projet SHORE).

Le pipe-line est un concept industriel formulé par Dmitri Mendeleïev, célèbre chimiste Russe. Dès le début il sert à transporter le pétrole et à la fin du XIXe siècle 1.800km sont déjà en exploitation et entre 1931 et 47 29.000km de réseaux sont construit aux States.
Puis dans les années 60 la demande de gaz augmente et voit arriver en Europe les premiers réseaux gazoduc.

On distingue ici deux types de pipelines allant de Lavera à Fos et au delà vers le nord.Ces pipes constituent l’essentiel des canalisations de flux afin de transporter en continue et sans manipulations quotidiennes trois grandes familles de matières dont deux sont fossiles : le pétrole et le gaz. La troisième étant la saumure qui sert à gérer ce pétrole et aussi aux l’industrie carbonée des sites de Fos, Lavera ou encore de Berre l’Étang

  • le gaz naturel ou combustible en bleu : transporté par gazoduc
  • les hydrocarbures liquides (pétrole, fioul, etc) en rouge : par oléoduc

Un troisième type de pipelines est présent abondamment ici parmi ces réseaux tout autour du Golfe de Fos :

  • l’eau salée ou saumâtre, appelée « saumure », dans des saumoducs

Une fois atteint le haut du vallon toujours au dessus de quatre lignes de pipes, nous bifurquons complètement sur notre gauche en traversant une zone boisée.

Nous cheminons ensuite sur une ligne de crête passant d’anciens bunker de la seconde guerre mondiale puis par la chapelle Notre-Dame des Marins, avant de redescendre sur la cité des trois tours, le Tétrodon de Martigues et comment cet objet peut se relier à la première partie de notre promenade par son histoire. Enfin retour sur le centre ville.

Les détails de cette balade sur la question des pipelines dans notre blog Sauf…(territoires)


Tétrodon – nord Martigues

Dimanche 27 février

Photos : C.Aguilera, C.Galatry, P.Piron

Une boucle de 12km partant du centre de Martigues jusqu’aux limites du parc de Figuerolles.

Nous renouons cette année avec plusieurs promenades Sauf…(territoires), dont quelques unes de celles-ci passeront par le Tétrodon de Martigues. Cette première balade à renouée avec des promenades faites en 2016 avec les limites nord de Martigues et ses quartiers résidentiels. Après la visite autour du Tétrodon, grande boucle dans ce parc de Figuerolles dans son côté très aménagé puis côté Étang de Berre plus nature boisée.

Tholon

Ancienne citée gallo-romaine ‘Maritima Avaticorum’, et ses traces encore visibles sur cette partie du GR3013, juste avant le Tétrodon et sa petite crique.

Le Tétrodon

Rappel historique de l’histoire de ce Tétrodon

Figuerolles

Nous remontons la colline du parc de Figuerolles, afin d’atteindre la zone historique sud-ouest de celui-ci.

La caractéristique de ce parc se tiens dans sa partie ouest avec plusieurs petites formes architecturales construites vers 1899 par le propriétaire des lieux de l’époque, une riche famille d’industriels du nord de la France, qui outre sa maison conçut tel un chalet, réalise ces ‘folies’ dans le plus pur style ‘rocaille’ en vogue à l’époque.

Le bassin rocaille et son jet d’eau

Nous nous posons pour un pique-nique tout près de cette aire de battage, lorsque la colline et cette partie du parc étaient occupées par éleveurs et agriculteurs.

Canto Perdrix

Retour au centre ville par le péri urbain et les quartiers nord construit dans cette période des années 60′ et 70′ afin de répondre à une double migration, d’une part aux besoins en personnels et travailleurs de la croissance économique et de la toute nouvelle zone industrialo-portuaire de Fos sur Mer, et accueillir des rapatriés venu d’Algérie à la fin de la colonisation.


Et retrouvez l’ensemble de nos balades et explorations sur Tumblr

Adrien Heinz Aurore Salomon Brigitte Palaggi Bulat Sharipov bureau des guides Camille Goujon Chloé Mazzani Christopher Alexander du marais à l'acier Emilie Allais Esther Salmona Fabrice Frigout Fanny Taillandier Grégoire Édouard homelab Jean Gabriel Lopez Jeff Silva Marianne Villiere Martigues Mike Bullock Nicolas Memain Nicolas Mémain Nina Almberg Olivier Domerg Pauliina Salminen photographie Plastigo projet artistique promenades PCPI Sibylle Duboc Souad Mani stefan Heichhorn Trek tétrodon variantes Virginie Rochetti Yann Aubry Yann Madé ZIF

JUILLET 2022 (Cycle du marais à l’acier…et après ?)


Souad MANI

Suite 2022 de Plastigo

Résidence : Tétrodon juillet 2022 :
Souad MANI assisté de Romain PAPION
« Strates de l’incertitude » dans le cadre du projet Plastigo

Strates de l’incertitude, photographie numérique, Usine de Russuen, France. 2022.

Strates de l’incertitude, traces des résidences Plastigo – 2022.

Souad MANI

Souad Mani plasticienne trans-média, vit et travaille à Sousse, Tunisie. Elle noue depuis 2008 à travers son projet « Elle M’aime » sous le mode de la multiplication, du partage et de la pollinisation de son autoportrait des liens avec le vivant à travers le monde. Elle tente de voir dans quelle mesure il peut provoquer des relations fécondes et comment une photo de soi peut devenir un monde unique et multiple à la fois.Son travail artistique transdisciplinaire, processuel et collaboratif se déploie à travers des expériences techno-poétiques souvent évolutives.
 
Du land-art, de la vidéo au web-art en passant par la photographie et la visualisation des données, elle scrute les modalités des complexes devenirs de son autoportrait. Dans une approche géo-picturale et géo-relationnelle elle renouvelle les interrogations autour du statut de l’œuvre, de l’artiste et du spectateur à l’ère des intelligences collectives et des informations et cherche à donner des formes génératives à la présence de l’« être » dans son processus ramifié et généalogique.

Elle a exposé en Tunisie, en France, en Italie et en Grande-Bretagne. Elle intervient dans des espaces publics et s’approprie clandestinement et temporairement des territoires isolés en Tunisie et ailleurs.

Pour Le projet Plastigo et dans une approche à la fois scientifique et poétique Souad Mani a travaillée sur le territoire au Golfe de Fos à travers de multiple actions directes, en ligne et en différé.



Rappel du projet collectif PLASTIGO (2020 – 2022)

MAI – DÉCEMBRE 2021

Patrycja PLICH, artiste plasticienne (Poznan, Pologne) Souad MANI, artiste transmédia (Sousse, Tunisie), assisté de Romain PAPION, artiste technicien développement numérique (Nante, France) Christophe GALATRY, photographe, vidéaste (Marseille, France) Philippe AUTRIC, vidéaste (Marseille, France)
Projet : Plastigo

Résidences : Ville de Martigues juillet 2021 :
Patryjca PLICH
Christophe GALATRY
Romain PAPION

Patrycja PLICH 

Vit et travaille entre la Pologne et le sud de la France

Patrycja Plich est diplômée “Intermedia” de Université des arts de Poznań en 2016. Ses projets sont situés, assez justement, sur les jonctions des médias, en particulier là où cela lui permet d’exploiter la qualités et capacités uniques de la parole et rencontre directe avec le public. Ses entreprises sont mis dans l’environnement humain qui est soumis à une transformation matérielle et sémantique constante qui couvre plusieurs dimensions – de géopolitique à interspécifique. L’artiste a participé à de nombreuses expositions et festivals, notamment la biennale WRO Media Art (Wrocław, 2017), La Nuit de l’Instant (Marseille, France, 2017), Malte Festival (Poznań, 2016-2017), Potajemnie umiłowane idee (Galerie PBG, Poznań, 2016) ainsi que résidences d’art, telles que Serde Residency (Aizpute, Lettonie, 2017); ‘Désolé, nous n’avons pas de chambres disponibles’ (Uzhhorod, Ukraine, 2017). Récipiendaire de la bourse décerné par le ministre de la Culture et des Affaires nationales Heritage (2017), ainsi que Boursier artistique de Ville de Poznań (2019).


Genèse du projet Plastigo ici

Thème : Sur la question des sols en rapport à l’Anthropocène.
Programme de recherche artistique sur deux années développé par quatre artistes dont deux artistes étrangères invitées par l’association par ce passage, infranchi en résidence dans le Tétrodon.
Ce projet de recherche et d’installations s’appuie sur la relation directe entre objets performatifs artistiques et techniques, et leurs positionnement sur les lieux même de leur conception. Autrement dit interventions d’objets visibles dans des espaces extérieurs in situ.
Projet collaboratif, un quatrième artiste, Philippe AUTRIC, propose une installation vidéo révélatrice de représentations historiques et des risques industriels.
La situation géographique du dispositif spatio-temporel, se compose de trois « spots » répartis formant un triangle dont deux composent la base de celui-ci : entre le Golfe de Fos et l’Étang de Berre. Le sommet du triangle, le troisième spot se situe au nord, à Rassuen.
La partie installation se divise en deux éléments.
D’une part la forme subjective et physique traduite par la création de balises et fanions imprimés d’éléments graphiques, photographiques, ainsi que d’éléments récoltés sur place et transformés en autant de sculptures créés par Patrycja PLICH et Christophe GALATRY. Une visualisation verticale par drone complète une vision des installations. D’autre part la mise en place de dispositifs et d’outils de mesures de certains composants du sol et de l’air dont les signaux seront re-mixés et transformés en formes sensibles, le tout relayé à distance au cours de performances réalisées par Souad MANI assisté de Romain PAPION (développeur).
Chacun des trois spots développe ses propres interrogation.
Projet soutenu par la Ville de Martigues.

Différents drapeaux imprimés sur tissus et toiles
Patrycja Plich & Christophe Galatry
Hauteur 160cm largeur : 80cm
Planche de travail sur les installations des spots Patrycja Plich & Christophe Galatry

L’objet connecté MOTTY – imaginé en 2015 par Souad Mani et développé en 2018 par Romain Papion – qui a le rôle de capter des données météorologiques et de générer des bases de données. WUJUD active en temps réel Motty, archive et transforme des bases de données et les fait dialoguer et penser avec d’autres médiums.

Vidéo : ‘Cérémonie’ de Philippe Autric

PLASTIGO 2022 – PREMIÈRE RESTITUTION
Une Installation du projet à la Vitrine de la galerie Art-Cade sur une invitation du collectif DEUX Bis.

Exposition PLASTIGO Juillet – septembre 2022

Adrien Heinz Aurore Salomon Brigitte Palaggi Bulat Sharipov bureau des guides Camille Goujon Chloé Mazzani Christopher Alexander du marais à l'acier Emilie Allais Esther Salmona Fabrice Frigout Fanny Taillandier Grégoire Édouard homelab Jean Gabriel Lopez Jeff Silva Marianne Villiere Martigues Mike Bullock Nicolas Memain Nicolas Mémain Nina Almberg Olivier Domerg Pauliina Salminen photographie Plastigo projet artistique promenades PCPI Sibylle Duboc Souad Mani stefan Heichhorn Trek tétrodon variantes Virginie Rochetti Yann Aubry Yann Madé ZIF

Juin 2022 (Cycle Homelab)


Stefan EICHHORN


Projet : Conception pour une installation éphémère d’une capsule couchette intérieure
et réflexion sur une étude d’une couverture / protection ombrière du Tétrodon
Résidence : Tétrodon (Martigues)
Stefan EICHHORN artiste plasticien. (Marseille)

Présentation le 14 octobre lors des journées de l’architecture, salle Renoir Martigues à 18h

©Stefan EICHHORN 2022



Adrien Heinz Aurore Salomon Brigitte Palaggi Bulat Sharipov bureau des guides Camille Goujon Chloé Mazzani Christopher Alexander du marais à l'acier Emilie Allais Esther Salmona Fabrice Frigout Fanny Taillandier Grégoire Édouard homelab Jean Gabriel Lopez Jeff Silva Marianne Villiere Martigues Mike Bullock Nicolas Memain Nicolas Mémain Nina Almberg Olivier Domerg Pauliina Salminen photographie Plastigo projet artistique promenades PCPI Sibylle Duboc Souad Mani stefan Heichhorn Trek tétrodon variantes Virginie Rochetti Yann Aubry Yann Madé ZIF

NOVEMBRE 2021 (Cycle Homelab)


Canto Pérette par Nicolas Mémain, lors de sa balade publique du 18 nov, autour du Tétrodon

Nicolas MÉMAIN
Projet : Écriture d’une opérette dans le Tétrodon
Titre : Canto Pérette
Résidence : Tétrodon (Martigues)
Nicolas MÉMAIN, artiste marcheur, urbaniste rigolo. (Marseille)
Avec le relais actif du Bureau des Guides

Canto Pérette, ‘chanté’ et composé par Nicolas lors de sa résidence dans le Tétrodon :

c5257 iveco
7306 citaro
c5303 iveco

départ cv club de voile


chanson des boîtes et du plastique
conteneurs modules bacs coques moulées rotomoulees
du metal et du plastique cv pêcheurs libres stockage restaurant  ravalement isolation des roues ça bouge c’est mobile
papimobile


puis les chênes et le fossé 


probable tronçonneuse 


puis l’architecture maison vénitienne truc des sports classique arcs hublots des maisons toits en tuile sur la colline
et Langevin grande barre aux mille yeux las
bleuté de l’ombre pastille rouge accès pompier carrés blancs des plafonniers 
mille innocences froides 
le subtil vibrato des enduits de l’ite isolation thermique par l’extérieur
 
le spectre de la claustra de la cage d’escalier à la composition géométrique savante d’aléatoire devenue fantomatique derrière les panneaux sandwich de polycarbonate 

puis le bosquet d’yeuses
la terre à champi 
le chantier ite
les piles de panneaux de laine de roche 


la clairière moussue 


les arbousiers jardin des délices 


la piste d’athlétisme dans l’axe de la Sainte Victoire
re les maisons romaines plus visibles dont celle du gardien 
sapin cyprès peuplier jaune un paravent 

perméabilité du lycée parking arrière logements de fonction
Raoul Rioualla
voir la clé si ça reste ouvert trop longtemps 
alors le proviseur sera pas contents


où Arthur Rimbaud croise Alexander Fleming

le carrefour
ses feux ses haricots mon coeur mon foie ma thyroïde 

glissière béton armé 4 morceaux la petite elle n’est pas continue
elle l’était les joints sont comme coupés au fil à beurre

traversée 
début des lignes de micocoulier
devant la caisse d’épargne les crassulae en plaque 
les lampadaires sagem couleur champagne 

la piste cyclable déviant la déviance 

glissière béton armé continue 

on va expérimenter ce que font les gamins
oh la la c’est dangereux 

glisse hier, bête, ton armée continu 

allée Pablo Neruda
fin des plantations aménagées 
fauche partielle sol d’enrobé 
des pins au hasard en sortent

la pré pinède puis la pinède 

un monstre, l’énorme rouge gorge auchan au ras des arbres 
au sommet, tout est là 
les 2 hangars boite au toit incliné 
tourret de vallier figuerolle
auchan dans les arbres 
parking du macdo
les poubelles manche à air ce qui reste de Corbu
la ligne de toit du macdo
canto bout de psr
le colimaçon 

la serre à enfants 

poème des voitures en ligne au drive le dimanche aprèm 

on se retourne
l’écureuil de la caisse d’épargne se tient loin du monstrueux rouge gorge 

contemplation de la pinède en ville
c’est quoi une forêt urbaine?
il y a une vieille borne à incendie dans celle là 

chanson de oui c’est toi la plus belle, Martigues 
Aix est arrogante 
Istres a mauvais goût 
Arles n’est pas dans la métro 
c’est toi la prolétaire dotée par la providence 
un exemple d’urbanisme moderne intelligent 

on va expérimenter ce que font les gamins oh la la c’est dangereux 
les groupes s’y divisent 
les deviants se moquent des réguliers 
en fait y tchèquent qu’y a pas d’auto 

glissière béton armé continue 
tu m’a déjà enquiquiné il y a longtemps je me rappelle là bas chemin de tholon

une forme qui crée son problème 

la fabrique Gustave et Félix 
on se rapproche
modèle économique 
boite habillée vintage
fantasme de l’atelier de l’usine 
brooklynisation

rentrer sortir
la respiration malade du frigo vitrine s’en abstraire
un vrai décor vintage avec souci des épidermes
à droite tôle ondulée avec patine
faux voutains au plafond posés sur lignes de leds
au fond photo de mur d’usine fougères en plastique 
carrelage carreaux de ciment peint 
parquet imprimé fausses lames de bois marquées de consignes au pochoir, de tags

la prof de sport l’autre jour une fille qui s’est tordue la cheville les pompiers sont venus
tu nous fait chier avec ton tatouage 
elle m’a mis des mnms j’avais pas demandé 

on traverse

les micocouliers pleuvent le jaune comme les cerisiers le rose

chanson des bus 22 et 25

parking des autocars
récit des ramassages
murs et sol au banc à l’entrée
 
le parking tholon
l’ancien chemin
la ville romaine

chanson de la canette de minute maid et du gobelet eau by macdo sur l’air du froid

fontaine de l’arc et bassins au fond de béton hydraulique 
bruit des vagues

peut-être oui c’est toi la plus belle 

mon projet de pont ferroviaire à grande vitesse 

chemin des oliviers une graine de fenouil 
jardin du gardien descente des pistachiers

le tétrodon
le seul poisson finalement 

analogie du tgv

Nicolas Mémain – 2021

Balade Canto Pérette – Nicolas Mémain 2021
Extraits vidéo de la balade du jeudi 18 novembre 2021


Adrien Heinz Aurore Salomon Brigitte Palaggi Bulat Sharipov bureau des guides Camille Goujon Chloé Mazzani Christopher Alexander du marais à l'acier Emilie Allais Esther Salmona Fabrice Frigout Fanny Taillandier Grégoire Édouard homelab Jean Gabriel Lopez Jeff Silva Marianne Villiere Martigues Mike Bullock Nicolas Memain Nicolas Mémain Nina Almberg Olivier Domerg Pauliina Salminen photographie Plastigo projet artistique promenades PCPI Sibylle Duboc Souad Mani stefan Heichhorn Trek tétrodon variantes Virginie Rochetti Yann Aubry Yann Madé ZIF

OCTOBRE 2021 (Cycle Homelab)


‘Comment bien dormir dans le Tétrodon’ conception des mousses banquettes

Stefan EICHHORN
Projet : Comment bien dormir dans le Tétrodon
Résidence : Tétrodon (Martigues)


Stefan EICHHORN artiste plasticien. (Marseille) (En savoir plus sur le travail de l’artiste)

Stefan Eichhorn projette l’agrandissement de l’aménagement intérieur, par une création/extension des couchettes. Il va expérimenter dans l’esprit de l’architecte Annie Tribel, en respectant la simplicité originelle de l’intérieur du Tétrodon.