Programme balades PCPI 2024

Programme 2024

La Crau février 2024 ©C.Galatry

Inscriptions ouvertes  (contribution de 10€ la promenade, sauf  si vous avez souscris à la cotisation annuelle donnant droit à l’ensemble des promenades).



Les mas de la Crau humide
Avec Marc Del CORSO, géographe
Dimanche 21 Avril

De mas en mas


Une rivière serpente
Depuis son embouchure
En compagnie du CAUE des Bouches du Rhône
Dimanche 12 mai

Remontée et méandres



Istres, lumières nocturnes au dessus de l’Étang de Berre. En compagnie de Christophe GALATRY

Aussi loin que porte notre regard

Dimanche 23 Juin



Crassier d’ArcelorMittal
Avec Alexandre Gatineau, responsable environnement d’ArcelorMittal
Dimanche 8 septembre

Montagne et matériaux


Discontinuité de bords d’étang
Vitrolles

Gare de Vitrolles à gare de Rognac
Avec Xavier MOIROUX, économiste à l’AGAM
Dimanche 21 Mai

Près de 30 ans après les premiers projets de sentiers longeant les bords de l’Étang de Berre, il est toujours impossible sur plusieurs des communes le bordant, de circuler à pieds ou en vélo dans une continuité de passage. C’est afin d’éprouver cette difficulté et d’en souligner la déficience que nous vous proposons de partager en groupe ce parcours dans un moment estival.
9,7 km.


Pour accéder directement à notre adhésion
sur HelloAsso :



Résidences au Tétrodon saison 2024 :

Nous communiquerons dès février 2024 en détails les rendez-vous résidences du Tétrodon.

Vous pouvez retrouver les précédentes résidences durant une année entre
2021 et 2023 sur notre site web : passage-infranchi.org


Promenades PCPI 2023

Golfe de Fos-sur-Mer septembre 2011 ©C.Galatry

Anniversaire 2013 – 2023

En cette année 2023, l’association souhaitait célébrer ses dix années de balades publiques d’est en ouest depuis les rives de l’Étang de Berre jusqu’à Port-Saint-Louis-du-Rhône en passant au nord par Istres, St Chamas ou St Martin de Crau.
En marchant et revenant sur certaines de nos premières balades.
Aussi d’avril à novembre, nous avons partagé une série de six promenades, en compagnie sur chacune d’elles de connaisseurs.
Et emmenées par des artistes marcheurs en résidence au Tétrodon de Martigues à partir de mai prochain.

L’association reçoit un budget limité pour les résidences Tétrodon, nous sollicitons donc une participation de chacun pour ce cycle 2023.
Vous pouvez toujours souscrire (voir ci-dessous) à l’ensemble des promenades 2024 dès maintenant.

Toutes nos promenades sont à retrouver en détail sur notre blog : Sauf…(territoires)

Les Ressources du Paysage – 4 novembre

La promenade conçue par Fabrice FRIGOUT* après quelques jours d’explorations depuis le Tétrodon, offre un parcours littoral, entre le Jardin archéologique de Tholon, au sud du Tétrodon et du Cercle de Voile, et les reliefs boisés de Saint-Mitre.

Les participants appréhendent le paysage grâce aux outils du paysagiste : l’arpentage, la mesure, le relevé, le dessin…  de chercher à comprendre comment le socle minéral accueille l’eau, la végétation, quelles libertés de circuler ou d’habiter sont laissées aux humains comme aux éléments naturels. Promenade en boucle de 12km.

*Fabrice FRIGOUT, paysagiste et concepteur de promenades urbaines


Des bassines naturelles – 1er octobre

En marchant à partir de la gare de Fos-sur-Mer, avec Mar DEL CORSO*, nous avons suivie une ligne de crête offrant des vues prolongées de part et d’autre des étangs fosséens, permettant de comprendre cet environnement travaillé depuis des temps anciens par différents climats. Comment ces ‘bassines’ naturelles sont utilisé par l’industrie environnante et jouent-elles le rôle de zones humides. Nous terminerons cette balade à la gare de Rassuen. Promenade de 11km.

*Marc DEL CORSO, est géologue, et Conservateur du patrimoine à la Métropole marseillaise.


Rassuen – Ancien Salin. Histoire d’un étang… – 17 septembre

L’histoire de ce salin est complétement lié à celle de l’usine du même nom qui le borde. Abandonné depuis longtemps, il est aussi lié aux étangs de Lavalduc et d’Engrenier. Pourquoi et comment ce petit bassin artificiel est devenu un espace de plus en plus ‘naturel’, contribuant à en faire une zone humide, maintenant menacé par la sécheresse. Cette balade offre un avant à la proposition de Marc Del Corso sur des bassines naturelles à l’ouest de l’Étang de Berre. Balade de 4km en boucle.


Or noir, or bleu – 24 juin

Départ vers 19h30 de la MJC de Martigues dans le quartier Jonquière en empruntant le GR13 qui s’engage vers les hauts de ce quartier en limite de la ville.

La lecture de paysages la nuit est une expérience toujours singulière, c’est ce qu’a proposé PCPI en s’installant en hauteur face à l’Étang de Berre l’est d’autant plus par effet miroir. À cette hauteur d’images, l’enjeu serait d’apprécier par inversion des valeurs ce que représente cette lagune plutôt bleue, et noire la nuit, par contraste avec notre présence humaine, nos activités, leurs lumières de villes et sites industriels, marquées par la pétrochimie. Ainsi questionner notre regard et notre écoute nocturne. Philippe AUTRIC* nous parlera de son rapport à l’or noir (le pétrole) et à l’or bleu (l’eau). Balade aller / retour de 7km

*Artiste visuel, Philippe AUTRIC, travaille depuis plusieurs années sur un projet autour de l’étang de Berre appelé SHORE (www.shore.land)

Montée sur la plaine d’Éscourillon (Images : C.Galatry)

Or noir, or bleu sur Sauf…(territoires)


En zone shanghaïée – 3 juin

Depuis la plage Olga à Port-Saint-Louis-du-Rhône, nous longeons la darse III à partir du port céréalier avant de rejoindre et traverser dans une seconde partie la partie nord du marais en amont de cette darse, et toucher la plate-forme Géodis au bord de la D268. La rue de Shanghaïe.

Selon une pratique courante sur la côte ouest américaine de la fin du XIXe au début du XXe siècle, être « shanghaïée » se disait du matelot qu’on avait suffisamment saoulé pour qu’il embarque à son insu, complétant un équipage à destination des ports d’Asie. Avec le Rond-point de l’Asie pour épicentre, longeant l’avenue de Shanghai et ses plateformes logistiques, cette dérive nous fera tituber dans la partie la plus orientale du Plan du Bourg jusqu’à la frange irrégulière de la Darse 3. Pour accompagner le philosophe Matthieu Duperrex* en ce sol incertain, il y aura les cinéastes Hélène Robert et Jeremy Perrin. Balade de 7,5km

*Matthieu Duperrex est maître de conférence en sciences humaines à l’École nationale supérieure d’architecture de Marseille. Son dernier livre s’intitule La rivière et le bulldozer (Paris, Premier Parallèle, 2022).

En zone shangaïée sur Sauf…(territoires)


Limite / sans limites péri-urbaines – 30 avril

Relier l’Étang de Berre au Golfe de Fos par les limites des villes de Martigues à Fos-sur-Mer. Comprendre les territoires à travers leurs étalements urbains

Cette traversée entre l’Étang de Berre et le Golfe de Fos nous permets de comprendre comment la ville s’organise dans ses limites et grignote peu à peu les espaces agricoles ou ‘naturels’ dans son étalement. Et comment elle distribue ou confine des espaces dédiés. Nous marchons aussi sur un projet vieux de quinze ans de contournement routier de la ville de Port de Bouc. Paysages et points de vues singuliers garantis.

Limites / sans limites sur Sauf…(territoires)



Promenades 2020 – 2017

Trek nocturne de 35 km – Port Saint Louis du Rhône / Gare de Fos-sur-Mer

Juin 2020
Cette longue balade nous a permis de traverser différents paysages industrialo-portuaires et révéler dans la nuit ces fameuses lumières de raffineries de notre aire carbonée, dans une zone qui pourrait accueillir une circulation autre que la voiture ou le transport de marchandises. Nous avons emprunté des zones naturelles protégées, et coupé quelques voies rapides (2 à 3) avec nécessité d’être vigilant dans ces moments.
Longueur du trek : au final environ 36 km . Un parcours de plus de 7 heures de marche, entrecoupé de pauses (photographiques notamment) et d’un bivouac de deux heures sous le ciel étoilé de la Crau mais avec cette nuit là un mistral assez fort et une nuit fraîche. Arrivée aux alentours de 6h30 avec un petit déjeuné pris à la boulangerie du carrefour des Valins de Fos., avant d’aller chercher les voitures avec les deux derniers km jusqu’à la gare de Fos.

Carte du GPMM Zone de la ZIF (Zone Industrielle de Fos)

De Rassuen à Port-Saint-Louis

Samedi 1er juin
Durant deux journées nous vous proposons de réaliser un rêve, une traversée du Golfe de Fos dans sa grande longueur.
Partir des reliefs mouvementés de l’Ouest Berre au sud d’Istres depuis le GR2013, pour rejoindre la Crau en franchissant la marche de la Fanfarigoule. Puis dérouler dans nos pas les vastes étendues entre cheminées et portiques portuaires au lointain proche et la Camargue herbeuse du haut de la digue du Canal du Rhône à Fos. Découvrir le hameau abandonné du Relais. Pour enfin prendre le bac du Rhône à la lumière de fin d’après midi et rejoindre le camping de Salin de Giraud. Bac : 12€ aller-retour Camping.

Dimanche 2 juin
Le lendemain reprise du bac afin de rejoindre la ville de Port Saint Louis sous un magnifique boisé le long du fleuve. Arrivée vers midi pour un pique nique festif avant de visiter cette ville au canal surdimensionnés du XIXe siècle et au quai un peu désuet du Rhône parcouru par quelques Suisses curieux de visiter le seul port qui les rattache à la mer. Enfin reprendre le car en direction de Port de Bouc et Marseille vers 16h. Pour les marseillais arrivée vers 18h30.Une première journée de longue balade + le lendemain avec un temps de trajet moindre. Prévoir pique-niques du samedi et dimanche midi. Samedi soir repas (à votre charge),et petit déjeuner offert par PCPI autour du bar du camping.

Samedi 4 mai.
Une promenade de gare à gare, de Port de Bouc à Croix Sainte (Martigues)
Lorsque le Golfe n’était pas encore Industrialo-portuaire…             Une découverte inédite des Farots et autres mystères dans ce quotidien du Moyen- Àge, avec l’Historien Philippe RIGAUD. Nous découvrirons l’utilisation des brasiers entretenus  jour et nuit de chaque points hauts, tours et collines entre Caronte et l’extrémité du Golfe de Fos…
“Il faut attendre le document “fondateur” de 1302 pour reconnaitre  l’existence en continu d’un système de transmissions linéaire tout au long du littoral provençal, une chaîne de signaux optiques depuis le cap de l’Espiguette en limite avec les terres royales de Languedoc jusqu’à La Turbie frontière avec le comté de Vintimille sous domination génoise.“
Pendant cette pérégrination de 8 km nous aurons le loisir de croquer les paysages en compagnie de l’Artiste plasticienne Aurore SALOMON. Pour cette balade nous vous invitons à vous munir d’un carnet de croquis ou dessins ainsi que d’un crayon.


Novembre 2018
PCPI fort de ses explorations depuis 2009 et ensuite à partir de 2011 en relation avec le GR2013 souhaite porter ce projet de variante en créant des partenariats participatifs et notamment avec la commune de Fos-sur-Mer.Cette hypothèse de variante s’appuie sur plusieurs éléments dont un aspect historique. En effet PCPI fait le constat de l’importance qu’avait la route côtière avant l’arrivée de la ZIP entre Fos et Port St Louis.
Cette route partagée par de nombreux habitants permettait la jouissance du trait côtier et la relation à la nature ‘plus ou moins vierge’ des marais bordant ce golfe de Fos. Cette route offrait la possibilité de rejoindre aisément la plage Napoléon.
Avec la création des darses cette route disparue ne peux plus renaitre en l’état, mais Il nous semble (l’association PCPI) à partir de différents constats qu’un chemin autres que les flux routiers (le train ici n’est que marchand) doit pouvoir trouver sa place, afin que marcheurs mais aussi dans le cas d’une installation plus lourde usagers à vélo, puisse rejoindre d’une part Port St Louis et sa plage Napoléon, ou avoir la possibilité de rejoindre Arles par la ViaRhôna qui chemine à travers la Camargues via Mas Thibert.
Ce chemin ainsi créé deviendrait de fait Métropolitain depuis Marseille jusqu’à Arles via le GR2013 et la ViaRhôna. Il offrirait une découverte de la nature camarguaise, avec cette complexité des paysages mêlant industries et marais. Une façon aussi pour le citoyen de se ré-approprier le Golfe de Fos et son histoire récente.

Traversé de la longue zone du Marais du Coucou grâce à la ligne de pipe-lines.
Crédit : Christophe Galatry

Promenade dans le cadre de l’expo Sauf…(territoires) à la galerie DEUX
Autour du chenal de Caronte à Martigues

Octobre 17
Nous proposons une balade à la découverte du Chenal de Caronte ’d’une rive à l’autre’, points de vues croisés.
Une tranche d’histoire industrialo-portuaire centenaire, mêlé d’un rêve constantinois.
Au cour de cette balade nous découvrirons ce lien entre Étang de Berre et Golfe de Fos en constant changement depuis plusieurs siècles.

Depuis la gare de Martigues, nous gravirons le Gros Mourre point culminant de la rive sud du chenal et sa table d’orientation, avant de rejoindre son point opposé sur le Campeu, en passant par le pont mobile de Martigues.

Image crédit : Christophe Galatry

#Variante 02 Fos-sur-Mer / Port-St-Louis
Deuxième partie : le long du Rhône jusqu’à Port-Saint-Louis

Juin 17
À partir de l’écluse de l’Eysselle du canal du Rhône au port de Fos-sur-Mer nous raccrochons la ViaRhona jusqu’au niveau du Rhône pour ensuite longer le fleuve le long de la forêt en croisant le Mas du bois François.
Nous terminons sur PSL en poussant jusqu’au bout de la darse 3 et sa magnifique vue sur le golfe.
soit une petite douzaine de km


Dans le cadre de la semaine européenne du développement durable, la Médiathèque de Fos-sur-Mer organise une semaine de rencontre sur la question de l’eau dans sa biodiversité.

Juin 2017
Les Coussouls

Daniel MOUTET, et Marc DEL CORSO, responsable mission écologie à la Métropole.
Charlotte ALCAZAR, chargée de mission auprès du SYMCRAU, pour le contrat de nappe.

Découverte des Coussouls de Crau Vaste plaine qui s’étend entre Arles et Fos-sur-Mer, la Crau était autrefois le lit de la Durance.
Aujourd’hui, industries, vergers et troupeaux de moutons cohabitent sur ce territoire, sous lequel circule une nappe phréatique.
Cette visite en autocar permettra de comprendre comment l’eau souterraine circule, d’évoquer les effets de l’industrialisation sur cette nappe et de s’interroger sur les moyens de préserver la qualité de cette eau.

Fos-sur-Mer
De la Marronède au Cavaou

Avec : Thierry MOSCAT, responsable de la gestion des Salins de Fos-sur-Mer
et Daniel MOUTET, militant défenseur du littoral du Golfe de Fos

Partager deux milieux aquatiques proches qui sont soumis, depuis l’implantation du complexe industrialo-portuaire, à des tensions plus ou moins fortes.
Dans ce contexte, comment préserver ce patrimoine marin et salin ? Comment envisager la question de l’eau dans sa biodiversité ?

Crédit : Christophe Galatry

Mai 2017
À partir du canal franchi par le barrage antisel nous longeons ledit canal au niveau de la base des éoliennes en marchant sur un talus permettant une vision avec d’un côté
la Camargue des Mas, de l’autre les industries du Golfe. Nous terminons sur PSL en longeant le Rhône au niveau du Bois François en empruntant la nouvelle ViaRhona afin de franchir le canal du Rhône à Fos.


Sur les traces de l’ancienne route de Fos à Post-St-Louis

Avril 2017
Jeux de piste entre darses I et II avant l’arrivée du complexe industrialo-portuaire entre 1969 et 1975. Une route doublée en partie par un canal, reliait les deux villes en passant au plus près de la mer, qui traverse de vastes étendues de marais.
Nous explorons les dernières traces de cette route en imaginant des paysages aujourd’hui disparus.

Carte retouchée Crédit : C.Galatry

Octobre 2ème partie (Cycle Homelab)

Nicolas MÉMAIN

Résidence 2 au 9 octobre
Résidence d’écriture (suite de 2021) et de marche pour une balade chanté
lors de la Fête du Tétrodon le 14 octobre

L’écriture d’une opérette en vue d’être chanté lors de la Fête du Tétrodon

Nicolas MÉMAIN, artiste marcheur, urbaniste rigolo. Habite Marseille.

Octobre 2023 (Cycle Homelab)

Esther SALMONA

Résidence 11 au 25 octobre

VISER
Le Tétrodon, module à destination de logement ouvrier se déplace, se transforme, fait peau neuve. Entre prototype et lieu d’expérimentation, la bascule s’opère.
VISER propose de faire du Tétrodon un appareil à vues, une machine optique, une lunette de visée, une camera obscura, un sténopé échelle 1/1.
À partir du module, de son espace intérieur, comment projeter le regard vers l’extérieur et inviter le paysage à l’intérieur. Qu’est-ce qui se joue à l’endroit même des ouvertures, avec le jeu et de déplacement des ombres et lumières, les projections, les reflets…
Une tension de surface, une membrane fait filtre, tamis, entre l’espace intérieur et l’espace extérieur : le paysage rentre, le regard sort. Autant de cadrages à inventer dans le mouvement du corps. Chaque espace, et partant chaque moment, chaque durée, peut devenir poste d’observation, de guet, d’affût, de lenteur.
Être dedans et regarder le dehors à partir de l’espace intérieur du Tétrodon. Viser.
Aussi, faire du module Tétrodon un point central, un axe, un moyeu, un pivot autour et à partir duquel circuler, explorer, tirer des lignes, parcourir les chemins possible, l’avoir toujours à vue, pour en faire apparaître le bassin versant. Le Tétrodon, un thalweg ?
Ces deux mouvement, en apparence opposés et symétriques, risquent, en faisant du Tétrodon leur cheville ouvrière, de renverser le paysage.

Atelier : repérage du BV (bassin versant). Milieu du temps de résidence.
Restitution : traverser le Tétrodon. Dernier jour de résidence.
Traces : un carnet des fenêtres. Une semaine après la résidence.

Installation dans le Tétrodon de l’artiste (©Esther Salmona)

Esther SALMONA est poétrice. Elle écrit sur ce que fait la perception au langage et à l’écriture. En avançant à partir du visage, de la voix, du corps, du paysage, des images, de leurs écarts, leurs silences ; à partir d’un je qui n’en est pas un, se déplaçant sans cesse : ajustements, focales, flous, précision, plans successifs, traversées par la bande. Parmi ses outils, filtres, leviers : la transduction, l’évidance1, la spectroralité2. Ses activités, ateliers, pratiques sonores et d’image, publications en revue papier et numériques 3, dans des ouvrages collectifs et de livres (Quads, les éditions précipitées 2012, Amenées, Éric Pesty éditeur, 2017) témoignent de cette recherche.
Elle enseigne à l’École Nationale Supérieure de Paysage de Versailles depuis 2007 et organise des ateliers d’écriture en déplacement, dans des cadres et avec des publics hétérogènes.

1 https://remue.net/Esther-Salmona-evidance
2 https://spectroralites.blogspot.com
3 RoTor, KaZak, Revue Laura, D’ici là, Les cahiers de Benjy, Fond Commun, CCP, 17 secondes, fig., SILLO, Ce qui secret, PLI, l’Air Nu, Teste, Muscle, Chimères, C.O.I., Nioques…

Projet en cours :
PZ, station mobile d’écriture d’écoute, avec Acoustic Commons et
Locus Sonus.

Des mots et des sons, émission de juin 2021 sur Fréquence Mistral.
Article de Céline Minard sur Amenées dans Le Monde des Livres,
novembre 2017.

Fiche Esther Salmona, sur le site du cipM.

Le blog d’Esther Salmona à l’issue de sa résidence :
Quant à la lumière,

SEPTEMBRE 2023 (Cycle Du marais à l’acier…et après?)

Sibylle DUBOC

Résidence 18 au 29 septembre

“Les fossiles pétro-chimiques du site d’Étang de Berre une archéologie à rebours”
Relevés au microscope de matières de la zone autour du site du Tholon mélangés avec des vues aériennes de la zone de l’Etang de Berre, images finales tirées à l’argentique dans le Tétrodon.
Le Tétrodon devient alors le laboratoire d’apparition des images réalisées durant la résidence. Une restitution de ces recherches se propose d’être exposée, constituée d’un mélange de photographies qui mettront en exergue la pollution chimique des eaux et du sol, ainsi que ses répercussions sur l’écosystème local.

Les outils de Sibylle, ordinateur, microscope mobile,
cuvette révélateur, pinceau et calques.
Intervention de Sibylle DUBOC lors de la Tête du Tétrodon le 14 octobre

Sibylle DUBOC est une artiste plasticienne diplômée en 2018 d’un Master pratique et théorie des arts-plastiques de l’Université ALLSH d’Aix-Marseille. Sa pratique mélange expérimentations photographiques et sculpture, elle travaille sur le lien entre l’image virtuelle, l’archéologie et l’Anthropocène. Elle mène depuis plusieurs années un projet autour des Fossiles photographiques dont la démarche s’appuie sur une fabrication artisanale des images à partir de photographies numériques, nous conduisant à reconsidérer notre rapport au visible et à notre perception spatio-temporelle du monde sensible.
Elle a réalisé sa première exposition personnelle à la galerie Catherine Bastide Projects en septembre 2019 et a participé à de nombreuses expositions collectives à Marseille et dans sa métropole.

JUILLET 2023 (Cycle Homelab)

Pauliina SALMINEN + Collectif deux bis / Déclencheur

La résidence de Pauliina SALMINEN, artiste vidéaste vient s’inscrire dans la démarche d’un collectif de photographes et vidéastes réunis autour de la notion photographique du mot ‘déclencheur’.
Dans ce cadre la vidéaste développe des expériences prometteuses qu’elle développe dans un rapport frontal au paysage vu depuis le Tétrodon.

Projet : Explorations micro-archéologiques
Soudain, le son du déclencheur nous surprend, un petit bruit indique la pression sur le bouton de l’appareil, l’acte photographique a eu lieu. Le déclencheur, bouton qui crée un instant mécanique intermédiaire, relie ce que l’on observe à ce que l’on enregistre. Le travail artistique est un travail de longue haleine, ponctué par des micros moments de plaisir lorsque une recherche bascule vers une œuvre. Le déclencheur est une forme matérielle (bouton), un dispositif qui déclenche un mécanisme. Il peut aussi être un temps intermédiaire ou un lien de passage, tout comme une impulsion. Ce projet, sous la coordination du collectif DEUX bis, réunit cinq artistes du territoire marseillais avec des écritures photographiques plurielles qui mêlent vidéos, installations et œuvres participatives autour de cette notion commune. Le projet est évolutif et se développe autour d’échanges et d’expérimentations. Après une première exposition à la galerie Territoires Partagées à Marseille en 2022 le groupe à réalisé une résidence avec une restitution et table ronde à Dos Mares. Un séjour en Tunisie et des rencontres avec des artistes et étudiants d’art locaux aura lieu au printemps 2023, dans le but d’élargir le projet vers un volet international.
Le groupe souhaite réaliser un temps de travail au Tétrodon en été 2023 (pas nécessaire de loger tous les artistes) afin de réfléchir sur les convergences des démarches individuelles de chacun et de développer la suite du projet.
Porteur de Projet : Image Clé. Avec le soutien de la Région Sud, la Ville de Marseille et l’Institut Français.
Artistes Driss Aroussi, Patricia Boucharlat, Fleur Descaillot, Mohammed Laouli, Pauliina Salminen

Déclencheur 1 ©Pauliina Salminen

AOÛT 2023 (Cycle Du marais à l’acier…et après ?)

Virginie ROCHETTI

Résidence du 31 août au 10 septembre

Nourrir, nettoyer, habiter

Je m’intéresse depuis longtemps aux endroits portants, par leur géographie particulière, les stigmates du déséquilibre que nous avons instauré dans les écosystèmes. Dans ces lieux où se confrontent souvent des milieux naturels spectaculaires, des industries phénoménales, et la vie humaine dans toutes ses dimensions, je cherche les prémices et les signes de reconstruction d’une relation apaisée des humains avec leur habitat.
L’étang de Berre, la Crau (seule steppe d’Europe occidentale), les paysages de mon enfance, sont au cœur de mes préoccupations en tant qu’artiste attachée à rendre visibles et sensibles ces problématiques.
Je souhaite initier un travail de recensement des petites plantes présentes dans les interstices de la cité, entre les bords de l’étang et les bords des routes, créer un herbier d’échantillons et de dessins, géolocalisés, comme stations d’un cheminement possible sur les traces du sauvage du cœur même de la ville et jusque dans la Crau, passant de l’humide au sec, de l’urbain au campagnard, de l’étang aux canaux.

Virginie ROCHETTI est diplômée de l’ENSAD de Paris, et formée dans l’atelier de Richard Peduzzi pendant 4 ans, j’ai, en tant que scénographe toujours mélangé les techniques au sein de créations de groupes pour parler du monde, de nos relations les uns avec les autres, avec les autres vivants. De la vidéo à l’installation scénique, j’ai travaillé pendant 15 ans avec Jacques Rebotier dans la compagnie voQue à créer des spectacles/liens, des mélanges improbables entre musique, poésie, cirque, danse, participation du public, visites bizarres et lieux étonnants (catacombes de Paris, dessous du pont Louis Philippe, petite ceinture, Flèche d’Or, la Ferme du bonheur de Nanterre, mais aussi au Théâtre National de Strasbourg, au Théâtre des Amandiers de Nanterre, au Théâtre National de Chaillot, à l’IRCAM, au Centre Pompidou de Paris, à la Friche de la Belle de Mai, au TGP de Saint Denis, à la Chartreuse de Villeneuve les Avignons etc…) Ce travail de spectacle/visites s’accompagnait toujours de rencontres, d’ateliers, de partage avec les différents publics. […] Du mapping/VJing vidéo à la broderie numérique et aux installations plastiques, mes pratiques sont aussi diverses que mes curiosités et que le monde multiple qui m’entoure. Les thèmes climatiques et les nouveaux paradigmes du vivant liés à une forte conscience des enjeux sociaux tels que pensés entre autres par Donna Haraway, Bernard Stiegler ou Vinciane Desprets sont au centre des mes projets.

AOÛT 2023 (Cycle Homelab)

Émilie ALLAIS

Résidence 19 août au 17 septembre

Disparition(s)

Le fantasme de disparaître serait très fréquent, le passage à l’acte s’expliquerait selon certains psychanalystes par la chute de l’idéal du moi, d’autres pensent que ce serait lié à la difficulté à établir la bonne distance avec les autres. Par ailleurs, la loi est formelle : tout majeur est libre d’aller et venir à sa guise, et, s’il le souhaite, de rompre radicalement avec ses proches. On l’appelle le droit à l’oubli. Chaque année, en France, des milliers de personnes disparaissent volontairement pour renaître sous une autre identité. Au Japon, ce phénomène massif concerne jusqu’à cent mille personnes par an. On les appelle les évaporés. Des entreprises se sont même développées pour organiser, en toute conscience, cette escapade très souvent nocturne qui porte le nom de ‘Yonige. How to Disappear Completely and Never Be Found’, son versant américain, fait référence au titre d’un guide écrit par Doug Richmond, en1985, qui recèle de nombreux conseils pour planifier sa propre disparition. On dit des anciens disparus qu’un jour ils ont éprouvé le besoin irrépressible de partir, un acte ni réfléchi ni prémédité, qu’ils agissent sous le coup de la pulsion, qui annihile la réflexion. Soudain, ils ne vivent plus que dans l’instant présent, ce qui rend le passage à l’acte possible. Ils n’ont alors que cette solution : s’échapper.

©Émilie ALLAIS 2023

« Emilie Allais fabrique des images dont l’aura semble provenir de ce temps-là, d’une sorte d’antériorité définitive. Ses séquences photographiques, dont le substrat documentaire est issu du jeu des enfants entre eux, capturent cette part de fiction qui hante le moindre geste enfantin pris dans le faisceau du jeu. Elle creuse le sillon du conte, non comme narration mais comme point de vue. Elle regarde avec les yeux du conte. » Boris Nicot, octobre 2019

Octobre 2022 (Cycle Du marais à l’acier…et après ?)

Jeff SILVA

Liaisons lagunaires

Ce court film sensoriel réalisé sur le littoral de l’Étang de Berre lors d’une résidence au Tétrodon de Martigues s’inscrit dans le cadre d’un projet de recherche post-doctorale en anthropologie audio-visuelle intitulé : « ECOS : Observation sensible des paysages pollués ». ECOS est un projet de la Fabrique des écritures ethnographiques (CNRS / CNE) et vise à étudier les interactions sociales et les pressions entre les humains et les autres mondes vivants dans un environnement pollué et affecté par le changement climatique. L’invitation de l’Association par ce passage, infranchi à faire une résidence artistique/travail de terrain au Tétrodon au bord de l’Étang de Berre a été ma première rencontre avec le territoire. Au cours de 3 résidences d’une semaine, j’ai eu l’occasion d’enregistrer des sons et des images du paysage en perpétuelle transformation de l’Étang ainsi que de ses usages par les humains et les non-humains. Liaisons lagunaires représente une forme de carnet de notes qui donne une trace de cette expérience.

Le travail de terrain, les tournages, les enregistrements, les interviews, les photographies et le montage se poursuit et intègre de nombreux autres aspects et rencontres avec le territoire et ses habitants. Au cours des deux prochaines années, le projet de recherche ECOS explorera une approche multimodale des perceptions des populations affectées par ces contextes de perturbations environnementales visibles ou invisibles.

Une vidéo de 2mn, de Jeff SILVA 2023

Jeff Silva est un réalisateur, photographe et ethnographe américain, originaire de Boston, Associé de longue date au laboratoire d’ethnographie sensorielle de l’université de Harvard, Le travail de Jeff se concentre souvent sur les thèmes du déplacement et de la fragilité, en s’attachant à documenter de manière humaniste les populations, les individus, les systèmes et les écologies à risque. Il a focalisé ses recherches ethnographiques et artistiques sur les Balkans (1999-2015) et plus récemment sur le Sud de la France grâce à des résidences à la Fondation Camargo (2016 et 2020) et à l’IMéRA (2018). De nombreux projets, dont Là où la terre (2018), Linefork (2016), Ivan & Ivana (2011) et Balkan Rhapsodies (2008) ont été exposés dans des festivals et des musées à l’échelle internationale : Visions du Réel, Doclisboa, Quinzaine des documentaires au MoMA, La Viennale et BAFICI.

Différents liens sur le travail actuel de Jeff SILVA :

Et aussi :

PROJECT ECOS

LA FÉE (LA FABRIQUE DES ÉCRITURES ETHNOGRAPHIQUES)