Grégoire ÉDOUART
Résidence du 4 au 16 mai

Depuis une quinzaine d’années, mon travail questionne la relation de l’homme à la nature et aux paysages. Aujourd’hui la crise environnementale nous conduit inévitablement à nous interroger sur notre façon d’habiter la terre.
Depuis 2019, j’ai été régulièrement invité par le Bureau des guides à porter mon regard et à documenter leurs différents projets artistiques autour de l’étang de Berre, notamment en prenant part à l’expédition scientifique et artistique Pamparigouste*. Ces différentes expériences vécues m’ont donné envie de poursuivre mon exploration de notre relation au paysage et à la nature, en prenant appui sur ce lieu fascinant.
Avec ce nouveau projet Rives (titre provisoire), je souhaite esquisser le portrait paysager de la deuxième plus grande lagune d’Europe, l’étang de Berre, où se confondent des paysages naturels et anthropiques d’une manière qui n’a pas d’équivalent en France.
L’étang de Berre est un territoire de contrastes où cohabitent des industries lourdes (notamment pétrolifères), des zones urbanisées et une richesse écologique malmenée. Ici nature, industries et culture s’entremêlent de manière brutale dans un milieu lagunaire fragile. Une zone de frottements imprévisibles, un terrain d’étude privilégié pour appréhender la question des milieux au temps de l’anthropocène.
Afin de mieux appréhender et représenter cet étang, je souhaite l’explorer sous deux axes qui partageront le même socle, ses rives.
1 – Une exploration photographique paysagère et sonore sur les rives de l’étang, à travers des marches immersives. Ces marches me permettront d’aller à la rencontre de ce qui fait paysage dans ce lieu, notamment les espèces végétales et animales qui cohabitent dans cet espace mais aussi la présence anthropique forte (usines, centrale électrique, bâtiments, torchères, pipelines). Cette partie sera réalisée en argentique.
Je profiterai de ces temps de marche pour enregistrer les sons très spécifiques qui peuplent ces rives, eux aussi multiples et hybrides (bruits de torchères, chants d’oiseaux, présences humaines, avions …).
2 – Une archéologie des objets échoués sur les rives de l’étang. À travers les marches, je photographierai les objets collectés et en dresserai un inventaire poétique. Photographies réalisées in situ sur fond uni (voir illustrations ci-joint) : objets, jouets, déchets plastiques, fossiles, bois flottants, y formeront les témoins symboliques de ces milieux hybrides où il est parfois difficile de discerner la nature même de ces traces entre artefacts ou éléments naturels.
Le but ici n’est pas de dresser un inventaire complet de tous les déchets rencontrés mais d’évoquer leur familiarité avec nos histoires communes, leur étrangeté, et de rendre visible leur présence sur les rives. Cette partie sera réalisée en photographie numérique pour des questions de facilité et d’économie.




Adrien Heinz Aurore Salomon Brigitte Palaggi Bulat Sharipov bureau des guides Camille Goujon Chloé Mazzani Christopher Alexander du marais à l'acier Emilie Allais Esther Salmona Fabrice Frigout Fanny Taillandier Gregoire Edouard Grégoire Édouard homelab Jean Gabriel Lopez Jeff Silva Marianne Villiere Martigues Mike Bullock Nicolas Memain Nicolas Mémain Nina Almberg Olivier Domerg Pauliina Salminen photographie Plastigo projet artistique promenades PCPI Sibylle Duboc Souad Mani stefan Heichhorn Trek tétrodon variantes Virginie Rochetti Yann Aubry Yann Madé ZIF
