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Exposition/performances

Exposition du 17 et 26 novembre 2005
Friche La Belle de Mai

Une exposition présenté dans le cadre des "instants vidéo"

Présentation
Les auteurs
Expo par ce passage.pdf

expo Beldemai

Sur le cap Caveaux, île Pomègues du Frioul

Prendre possession (prendre conscience?) d'une avancée, d'une limite extrême de la ville sur la mer face à la mer, à l'autre rive en face l'autre proche très proche. En même temps que no-mans land bunkerisé
que signifie maintenant cette limite, ce lieu fermé de secrets militaires, terres de rétention. Prendre possession en une performance, un centième de temps, ainsi agiter la forteresse, la ville europe derrière nous, ainsi la mettre en parenthèse, un instant, un moment.

Juin 2005
Linda Ansel
Giney Ayme
Sophie Braganti
Evelyne Coutas
Jean-Louis Dhermy
Youssouf Amine Elalamy
Christophe Galatry
Mercedes Madriz
Sabine Massenet
Miguel-Angel Molina
Denis Moreau
Frédérique Nalbandian
Catherine Poncin
Sandrine Treuillard
Gaëtan Viaris

Cette exposition se veut la conclusion d'un projet autour d'une idée collective. Le projet d'explorer à partir d'un lieu qui est à la fois un arrondissement de Marseille en même tant qu'un endroit inhabité, caillouteux, et chargé d'histoire. En effet l'île Pomègues du Frioul semble un point de non retour, lorsqu'à son extrémité, on regarde la mer avec la ville derrière soit cachée par des bunkers de la seconde guerre. C'est dans ce cadre d'isolement, à la fois coupé du monde et pourtant si physiquement proche des limites de l'Europe que se sont produits deux rendez-vous d'installations et de performances, en septembre 2004 et 2005 pour quelques-uns des quinze auteurs associés à ce projet.

L'idée était de présenter dans un espace suffisamment grand, la production de l'ensemble des artistes. Vidéos de Sabine Massenet et Giney Ayme; photographies de Evelyne Coutas sur support tissus vertical, et projection de Linda Ansel, ainsi que les longs rubans d'images de Denis Moreau; peinture au sol de flaques de Miguel Angel Molina; une bande sonore de Jean-Louis Dhermy. "banlieuedemarseille" proposait en outre tout au long de la durée de l'exposition une série de promenades dans la ville en relation avec sa pratique de la ville et l'environnement.

Une soirée de performances réunissait les artistes Catherine Poncin, Youssouf Amine Elalamy, Mercedes Madriz et Christophe Galatry ainsi que Gaëtan Viaris. On pouvait revoir ou découvrir à travers des vidéos les performances et installation réalisées in situ, celles de Sandrine Treuillard, Sophie Braganti et Fréderique Nalbandian.

Linda Ansel
née en 1982
Vit et travaille à Saint-Denis et Alger.
Travailler entre Alger et Saint-Denis permet à Linda A. de représenter photographiquement la duplicité continuelle existant pour elle, aussi bien à travers l’espace, la langue, ou encore au sein de sa propre gémellité vécue. L’espace au centre de son travail lui fournit le moyen d’exprimer une vision autobiographique de ce que la sphère publique lui donne à voir. Cette recherche conclue sur la capacité d’appropriation d’espaces à travers une double vision n’appartenant finalement qu’a une seule et même existence. À Marseille Linda A. élargit sa recherche à cet espace vierge entre les deux rives de cette « gémellité urbaine » où elle vit. Est-ce que Marseille peut prétendre à une forme de gémellité quelconque et être pour Linda A. un espace ou son existence peut prendre naissance malgré son ignorance quant à cet espace

Giney Ayme
Vit et travaille à Marseille. Giney M. travail sur le temps, l’écriture et le langage : arts-visuels, art-public, installations, multimédia, vidéo, publications de livres d’artistes, éditeur. Giney M. est également musicien. Il dirige aussi la revue de création « incidences » et de la collection multimédia « le point sur le i ». Il présente ici deux films. 1- « vu de lîle...@... l’île vue », une vidéo nocturne articulée autour du scintillement des phares, dans la baie de Marseille. 2 – « Elle savait seulement... ... Extrait d’un texte dans lequel Albert Camus parle de sa mère en donnant une définition presque universelle des migrations humaines... Je cherchais sur le web des exemples de lettres d’immigrés et d’émigrés afin de réaliser une performance d’écriture solitaire et sans témoin ... les écrire à l’eau douce... (seringue et lance à eau)
sur les roches des Îles du Frioul jusqu’à leur évaporation... J’ai choisi ce texte car il se trouve aussi que les derniers mots sont identiques à ceux du titre du film réalisé antérieurement... les réunissant dans une même démarche... comme une mise en abîme issue du concept du « passage »... Réalité... d’un rêve... d’écritures... évaporées... ... une île car elle n’en avait jamais vue. »
>>> Quelques fragments évaporés seront visibles sur le site de la revue Talkie-Walkie (aux éditions Trame-Ouest): www.trame-ouest.com
www.incidences.info/

Sophie Braganti est écrivain poète
Née en 1963
Vit et travaille à Nice. Sophie B. écrit poèmes, textes critiques sur l’art et aussi récits, publiés dans des revues : « Contrevox », « Europe », « La Porte » CCP/ CIPM, « Triages », « Nue(s) »,...) et chez l’Amourier, Belem ou dans « Dada », « Verso », et « 9 de cœur » (éd. du Seuil). Elle anime aussi des ateliers d’écriture. Elle a en outre écrit un certain nombre de textes sur des artistes pour des catalogues d’expositions et des livres d’artistes (Bouderbala, Lalou, Lanneau, Nalbandian, Caminiti, Giorda, etc.). Au cap Caveaux c’est la notion de graffiti et de matière qui inspire sa démarche au fusain sur les murs du fort. « La calligraphie s’insérant dans la page graphique existante ». Au cours de cette écriture elle a été filmée d’un poème à l’autre selon un ordre préétabli. Avec « Roulif » le visiteur était invité à chercher à travers le site du « village Allemand » ces textes poétiques à la manière d’une chasse au trésor. Sophie B. donnera une lecture du texte «Roulif» à La Friche alors que la performance poétique écriture-murs-parcours sur l’île sera visible dans le DVD « Par ce passage, infranchi... ».

Evelyne Coutas est photographe
Née en 1958
Vit et travaille à Paris.
Á partir de 1983, E.C. introduit la photographie dans sa pratique artistique, exploitant les qualités de la lumière et les propriétés génétiques du support sensible pour répondre aux interrogations du réel et de la photographie. Que ce soit par l’expérimentation de la lumière pure, du corps ou du paysage, l’usage et la combinaison atypiques de dérivés techniques et plastiques très personnels, les images d’Evelyne Coutas problématisent dans un ordre poétique, la relation susceptible de s’établir entre forme et substance, par la photographie. Le travail photographique autour du Frioul qu’elle présente ici s’inscrit dans une série amorcée en 1999, « Fragments du dehors ». http://www.evelynecoutas.net/

Jean-Louis DHERMY est compositeur électroacoustique
Né en 1950
Vit et travaille en Normandie.
Jean-Louis D. a été directeur d’orchestre à la « Schola Cantorum de Paris », membre de l’équipe de « Paysaginaire » ; de « Futura » et du « Forum Ircam » . Il se consacre à la composition électroacoustique aussi bien en acousmatique qu’avec soliste. Ses créations et concerts sont le plus souvent liés à d’autres domaines pour lesquels la performance est très importante que ce soit avec des peintres des sculpteurs ou des poètes. Deux de ses musiques ont reçu une distinction internationale. « Avant le Cri », Trophée de Bronze au Faust 94 et « Pnoë », extrait de « Trilogue », nominé au concours de Bourges 99. Il présente aujourd’hui une création sonore à partir d’une proposition de Gaëtan Viaris « Nous ». Ce texte de Gaëtan V. a provoqué une myriade d’images plus ou moins mobiles avec de temps à autre des actions plus rapides. « Le chemin s’imposait à moi, pentu, rugueux, balayé par la brise. J’étais avec ces marins qui le parcouraient quotidiennement. Les sonorités concrètes mixées à des voix devenues irréelles créent un univers d’évolutions étranges. » C’est au plus près des sensations de l’auteur que la bande sonore sera présentée, loin des bruits, au plus près des sons. Cette nouvelle création par la force de sa composition propose au spectateur un voyage dans la dimension immergeante de l’œuvre.
>>> Présentation des différentes activités et extraits de toutes les musiques de Jean-Louis D. sur le site :www.jldhermy.net

Youssouf Amine ELALAMY est écrivain
Né en 1961
Vit et travaille à Rabat.
YAE est l’auteur de plusieurs ouvrages dont trois romans : « Un Marocain à New York » (Eddif, 1998), « Les clandestins » (Au Diable Vauvert, 2001 - Prix Grand Atlas 2001), et « Paris mon bled » (Eddif 2002) pour lequel il conçoit et enregistre une « bande originale » avec un groupe de jeunes chanteurs amateurs. En septembre 2003 il publie « Le journal de YAE » aux éditions Hors’champs, un recueil de textes inspirés par les attentats suicide de Casablanca, et dans lequel il s’interroge sur l’esthétique du terrorisme. En 2004, ses « Miniatures » (éd. Hors’champs), une série de portraits réalisés avec des textes et des collages, donneront lieu à l’exposition du même nom. Aujourd’hui, il projette de publier son nouveau roman « Nomade » sur une ville plutôt que dans un livre. Sur le Frioul, YAE s’intéresse à la notion de quarantaine. Á la Friche, c’est à partir de lettres et de mots contenus, isolés, cloîtrés, et mis en quarantaine sur une plaque de marbre photographiée chapelle de l’hôpital Caroline que l’auteur déjoue la surveillance, répand les germes d’une langue fiévreuse, créé les conditions d’une heureuse contagion. >>>http://www.hors.champs.free.fr

Christophe GALATRY est photographe plasticien
née en 1958
Vit à Marseille.
Christophe G. mène un travail photographique personnel depuis 1991. Essentiellement en noir et blanc, depuis peu en couleurs. Ce travail, se veut une investigation de l’identité dans son sens intime. Il joue sur le rapport entre apparition et disparition, et de la frontière entre oubli et inconscient. Investigation d’un corps, “Autoportraits“ 1992. Investigation d’une mémoire avec «Eléments de l’Oubli“ 1995 et “Projection traces” 1998, projection d’une mémoire sous forme de traces d’images accumulées. Investigation de la représentation mortuaire avec “L’anthropologue“ 1996 ou de l’absence d’identité «Double aveugle“ 1997. ”Échantillon” 1999-2000, prélèvement d’une surface en vue d’échantillonner des couleurs: À partir de réminiscences des catalogues d’échantillons avec lesquels “ma Grand-mère couturière travaillait”. “Suis allé” 2000, boucles de photographies sur CD-Rom (incidences): Raconte le cheminement d’un homme sur les chemins de Bretagne entre menhirs. “par ce passage, infranchi…” 2003-2004 comme une traversée d’un état (sensible) à l’autre. À partir d’un lieu (Le Frioul à Marseille). La mémoire, dans son immatérialité révélée à travers l’image du corps ou de l’objet, et qui peut être contrainte à des oppositions : effacement/réapparition, oubli/révélation, semblable/différence. >>>http://lestraces.net

Mercedes MADRIZ
Vit et travaille à Paris.
Artiste vénézuélienne très complète, Mercedes M. a étudié les arts visuels, le design graphique, au Beaux-Arts de Caracas, fait de la danse et du théatre. D’abord comédienne, elle passe à la conception et réalisation de décors. Elle travaille également pour les musées de sa ville comme scénographe. La nuit elle travaille lart sous toutes ses formes, étudiant la photo pour aiguiser son regard sur le monde. Elle part un an au Canada travailler dans des galeries et musées. En 1993 elle gagne le prix du meilleur logo «Anti-racisme & Anti-discrimination». De retour à Caracas, elle réalise enfin ses propres œuvres, peintures et collages et reprend son travail de scénographie pour des expositions dont les siennes. Souhaitant intégrer les techniques de la gravure à ses propres collages, elle décide de venir en France, complétant son art de l’enrichissement d’une autre culture dans une ville ou elle voit réunis tous les arts du monde.

Sabine MASSENET est vidéaste
Née en 1958
Vit et travaille à Paris.
Sabine M. explore le portrait, une thématique récurrente dans son travail avec une ouverture sur le langage. Sa recherche explore également la résonance des images dans la mémoire collective ou privée. Ses vidéos sont présentées régulièrement dans les festivals français et étrangers. Une soirée monographique lui est consacrée en juin 2004 à la Cinémathèque Française et en 2005 le festival « Némo » présente l’ensemble de son travail au cours d’une séance « Focus ». Elle obtient la bourse d’aide à l’art numérique de la SCAM 2003 pour « 361° de bonheur » et une résidence en juin 2004 à « Vidéochroniques » pour sa réalisation. Ce DVD est édité à Marseille par incidences dans la collection multimédia « Le point sur le i ». Elle est également co-organisatrice de l’association « est-ce une bonne nouvelle » avec Véronique et Christian Barani. Sa vidéo, « un peu plus loin... le paradis », présentée à la Friche, est composée de trois plans filmés sur l’île Pomègues sur lesquels viennent se superposer des images de films d’aventures où apparaissent des îles. De même la bande-son mixe des sons directs et des sons de films appartenant à la mémoire collective.>>>http://www.sabinemassenet.fr

Miguel-Angel MOLINA
Né à Madrid en 1963
vit et travaille à Paris.
« Si le tableau représente la peinture en tant qu’image, l’absence de tableau nous met face à une peinture « autre ». Travailler avec la peinture dans ces conditions est une stratégie pour percer les conventions. Les systèmes de perception changent, même si, pourtant, la peinture reste toujours là, familière et méconnaissable. L’efficacité ou l’inefficacité de l’art pour critiquer les formes d’aliénation est en relation à la façon dont les diverses formes d’art essaient d’être critiques envers elles-mêmes. Nous pourrions dire que l’art moderne invente en permanence des langages à partir d’une réflexion sur l’histoire de sa propre pratique. Les « Tableaux ratés » comme les « Peintures en forme de flaque de peinture » sont un espoir pour les mauvais peintres. » MAM

Denis MOREAU est architecte
Né en 1970
vit et travaille à Saint-Denis, Ivry-sur-Seine, Paris et Marseille.
Denis M. construit « banlieuedeparis » (travail débuté en 1995) et « banlieuedemarseille » (travail débuté en juillet 2003). Ces works in progress sont pour lui des outils individuels de perception des agglomérations urbaines contemporaines face à leur problématique représentation au sein de nos sociétés de masse-médias. Il effectue des promenades, enregistre des images, écrit des comptes-rendus et met en place des dispositifs d’échanges et de rencontres. Il a participé au mois d’octobre à la 4ème Nuit Blanche à Paris en présentant des séquences vidéos dans le cadre du programme de la télévision participative « Métazone TV » sur le thème de l’envers de la vidéo-surveillance - mairie du 4ème arrondissement - et a participé au printemps 2005 aux « Rencontres du Paysage en Seine Saint-Denis » organisées par le C.A.U.E. 93. Le DVD « banlieuedemarseille » à paraître en 2006 dans la collection « le point sur le i », constituera un point d’étape et un recueil de son projet marseillais. À la Friche, il met en place une installation plastique pour rendre visible sa démarche dans l’étendue de la ville. >>> Les visiteurs sont invités à choisir une ou deux images à emporter, posées le long des murs ; l’artiste leur propose aussi d’initier, de suivre ou de participer à des promenades dans le grand Marseille. Contact > 06 75 31 92 68. md.inc@free.fr - www.banlieuedeparis.org - www.banlieuedemarseille.org

Frédérique NALBANDIAN est plasticienne
Née en 1967
Vit et travaille à Nice.
La matière objet des premières recherches plastiques de Frédérique N. continue d’être au cœur de sa démarche artistique. Dans ses « expériences » elle utilise trois matériaux de façon récurrente : le plâtre, le savon et la cire ou la paraffine. Le premier matériau incarne une précarité, un passage, entre disparition du modèle et reproduction de celui-ci. Elle l’utilise pour des parties du corps, d’objets ou sur des sites lors de réalisations de pièces in situ. Les deux autres matériaux relèvent de symboliques plus complexes puisqu’ils sont à la fois pure technique de démoulage et pour elle aussi une métaphore de la chair. Les objets qu’elle fabrique sont comme des fragments de corps humain ou circulations, canaux ou encore gangues ou filtres. Elle est intervenue au Frioul dans des lieux qui « transpirent ». Cet état des bâtiments dont le passé militaire et secret s’impose, lui a inspiré une « mise au jour » à travers un transfert de matières et d’actions comme « re-lecture » de ces lieux dans cette installation appelée « Sueurs ». >>> On peut lire et voir son parcours artistique sur le site : http://www.documentsdartistes.org

Catherine PONCIN est photographe plasticienne
Née en 1953
Vit et travaille à Montreuil.
Depuis 1986, elle poursuit une recherche photographique et plastique qu’elle nomme « De l’Image, Par l’Image ». C’est à partir d’images qui existent déjà, telles que photographies trouvées, images extraites dans les fonds photographiques de musées ou de régions, illustrations de presse que s’élabore sa démarche. Isolant ces images de leur contexte C.P. procède alors à l’exploration de leur représentation. Grâce à des indices prélevés et par l’évocation que ces images lui suggèrent elle construit le parcours fictionnel d’une mémoire ainsi «affectée». A partir de cet autre regard, par détournements, allant au delà du simple constat représenté, ses travaux vont s’exposer sous forme de séquences, installations, performances, objets... Le thème conducteur de la performance qu’elle réalise à la, « d’entre deux rives, ma vie s’efface lentement » est l’enregistrement d’un rapport au temps et à l’espace pressenti depuis les îles du Frioul. Une multiplicité d’éléments visuels et sonores liée à la perception puis à l’effacement sont mis en scène. Elle place en résonance sa propre identité et la mémoire des lieux (Rabat, Alger, Marseille, l’Île Pomègues). >>> C.P. est représentée à Paris par la galerie « Les Filles du Calvaire », 17, rue des Filles du Calvaire, 75003 – Paris et à Rabat par la galerie « l’appartement 22 ». - www.photographie-paris8.com/poncin/ -http://copresences.synesthesie.com/- www.fillesducalvaire.com - www.filigranes.com

Sandrine TREUILLARD
Née en 1974
Vit et travaille à Paris.
Sandrine T. mène depuis 1993 un travail dont la notion de déroulement est l’essence même de sa démarche. Les médiums qu’elle utilise sont variés : dessin, peinture, diagramme, voyage, lecture et écriture comme autant de cheminements dont le livre constitue un espace clé où les articuler. Pour « Ce qu’il y a de pierre en moi » elle a réalisé un « guide pour la performance » l’accompagnant dans le processus de lecture et les mouvements de son corps. La vidéo de cette performance réalisée sur l’île Pomègues qu’elle présente, ici à la Friche sur la terre ferme, interroge par le biais de l’auto-fiction en Lucy, la représentation du dos, cette « île du corps ». Une partie « album d’images » de son « guide pour la performance » renseigne sur son processus de création nourrie par l’histoire de l’art et la paléontologie entre autres choses. http://santreuil.blogspot.com/

Gaëtan VIARIS DE LESEGNO, photographe et poète
Né en 1939 à Marseille
Vit et travaille à Paris.
Gaëtan V. mène une recherche photographique depuis 1989 à l’issue d’un travail de maîtrise à l’Université de Paris VIII en « Image Filière Photographique » sous la direction de Jean-Claude Moineau. Cette recherche a pour objet la réappropriation de la Sculpture, puis de la Peinture classique occidentale du XVIème au XIXème siècles. Il est Lauréat de la « Villa Léonard de Vinci » pour son travail photographique sur la peinture occidentale dans les collections américaines. Ses travaux ont été exposés dans des musées, des Centres Culturels français, des espaces photographiques en Europe et aux Etats-Unis. Parallèlement à son parcours photographique, Gaëtan V. écrit des textes poétiques qu’il propose à des acteurs et à des musiciens. Des pièces sont enregistrées, filmées, projetées. Il prépare actuellement un projet collectif avec des partenaires français et maliens intitulé « Actes du Désert ». >>> site Internet : Cult’Africa/ ACTES DU DÉSERT.
http://www.gaetanviaris.net/